Le président français Emmanuel Macron a annoncé, mercredi 11 mars, sur X qu' »une humanitaire française de l’Unicef » avait « été tuée » à Goma, grande ville de l’est de la République démocratique du Congo, aux mains du groupe antigouvernemental AFC/M23.

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« J’appelle au respect du droit humanitaire et des personnels qui sont sur place et qui s’engagent pour sauver des vies », a écrit le chef de l’État, adressant « le soutien et l’émotion de la Nation » à sa famille et ses proches.

Des détonations ainsi que des bruits de drones ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi à Goma, capitale de la province orientale du Nord-Kivu, située à la frontière du Rwanda, selon des témoins. 

Des sources humanitaires et les secours dépêchés sur place ont confirmé que cette ressortissante française avait été tuée pendant la nuit par une frappe sur une maison où elle résidait. 

Cette demeure est située dans le quartier de Himbi, un quartier aisé et résidentiel de Goma, situé au bord du lac Kivu, où sont installés nombre d’expatriés, de personnels et de sièges d’organisations humanitaires. 

Des sources humanitaires ont fait état de plusieurs sites visés et de plusieurs personnes tuées, mais l’AFP n’a pas été en mesure de déterminer le bilan avec certitude à ce stade, ni l’origine exacte de ces frappes.

Les forces de Kinshasa, positionnées à plusieurs centaines de kilomètres de Goma, mènent régulièrement des frappes de drones à longue portée sur les positions du groupe AFC/M23, soutenu par le Rwanda et son armée, dans l’est de la RD Congo. Le groupe AFC/M23 fait également usage de drones kamikazes sur le front, selon des sources sécuritaires. 

Avec AFP