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Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a affirmé ce mercredi que « la Tunisie est prête à faire face à tous les scénarios en cas de nouvelle détérioration de la situation dans la région du Golfe et au Moyen-Orient », notamment en ce qui concerne la gestion de la situation de la communauté tunisienne résidant dans ces pays, dont le nombre dépasse 150 000 personnes.
S’exprimant lors d’une audition organisée aujourd’hui par la Commission des relations extérieures au sujet du projet de loi organique n°07/2026 et de la situation de la communauté tunisienne dans la région du Golfe et au Moyen-Orient, Nafti a indiqué qu’« une cellule de crise a été mise en place au sein du ministère dès l’évolution des événements dans la région afin de suivre leurs répercussions économiques et sociales sur la communauté tunisienne ».
Il a précisé que « le ministère a élaboré plusieurs plans d’action et intensifié ses interventions directes, visant en priorité les citoyens non-résidents et ceux qui se sont retrouvés bloqués dans les aéroports des pays du Golfe », citant notamment les passagers en transit à l’aéroport de Doha, qui ont été pris en charge par l’État qatari dans le cadre des accords existants entre les deux pays. Il a également assuré qu’ils se trouvent en bonne santé, ajoutant que le retour de tous les pèlerins de la Omra depuis l’Arabie saoudite a été assuré via l’aéroport de Djeddah.
Dans le même contexte, le ministre a indiqué que son département a établi des listes nominatives de citoyens souhaitant obtenir des visas de transit terrestre d’urgence depuis les pays voisins de l’Arabie saoudite, au nombre de 174, afin de faciliter leur retour en Tunisie après la fermeture de l’espace aérien dans la région.
Nafti a par ailleurs exprimé sa « compréhension de la colère de certains membres de la communauté tunisienne dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient », soulignant le maintien d’un contact permanent avec eux, autant que possible, à travers les représentations diplomatiques, compte tenu de la situation exceptionnelle que traverse la région.
Concernant les Tunisiens résidant au Liban, il a affirmé que l’État assume pleinement ses responsabilités à leur égard et se tient prêt à aider ceux qui ne peuvent pas supporter les frais de retour si la situation l’exige, rappelant que la Tunisie avait déjà évacué, il y a plus d’un an, plus de 400 familles tunisiennes du Liban.
Le ministre a également révélé que, malgré les circonstances exceptionnelles, la Tunisie a réussi à assurer le retour de 15 ressortissants tunisiens depuis l’Iran, en attendant le rapatriement de 45 à 50 autres personnes via les postes frontaliers terrestres des pays voisins de l’Iran.
S’agissant des élèves et des étudiants, Nafti a précisé que le consulat tunisien au Qatar a reçu une pétition émanant des familles de 31 étudiants, ajoutant que son ministère a pris contact avec plusieurs universités qui ont exprimé leur compréhension de la situation. Le ministère a également facilité le retour en Tunisie d’élèves tunisiens restés bloqués au Koweït.
Répondant aux critiques formulées par le député Mohamed Ali et la députée Doha Salmi concernant le communiqué de la Tunisie sur la situation dans la région du Golfe, Nafti a indiqué que « la position de la Tunisie repose sur des principes fondamentaux qui guident la politique étrangère tunisienne, notamment le respect de la souveraineté des États et la condamnation des agressions visant les pays de la région ». Il a estimé que « la déclaration tunisienne était claire en appelant à la diplomatie et au dialogue afin d’ouvrir une nouvelle page où les pays de la région pourraient coexister pacifiquement ».
Il convient de rappeler que le projet de loi organique n°07/2026 relatif à l’approbation de l’accord signé le 14 juillet 2022 entre le gouvernement tunisien et la Commission de l’Union africaine concernant le siège du Centre africain d’excellence pour les marchés inclusifs n’a pas suscité de débat approfondi. Les questions des membres de la commission ont principalement porté sur la nécessité de l’accompagner d’une étude d’impact et sur les implications de certains de ses articles pour les finances publiques. Les membres de la commission ont néanmoins souligné l’importance d’accélérer sa transmission à la séance plénière pour adoption, d’autant que plusieurs pays africains ont manifesté leur intérêt pour accueillir le siège du centre sur leur territoire.
(Source: TAP)
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