Le Salon international de l’agriculture de Paris a mis à l’honneur, en 2026, la Côte d’Ivoire. Bernard Bernicot, de l’association AVE qui soutient le développement des élevages de porcs en Afrique, a profité de l’aubaine pour faire visiter le nouvel abattoir du Faou, comme un exemple à exporter, à Monique Gueu, responsable du Mirah (ministère des Ressources animales et halieutiques) au sein du ministère de l’Agriculture de Côte d’Ivoire.

La biosécurité, « un volet primordial »

Le futur outil – qui ouvrira fin avril – lui a été présenté le vendredi 6 mars. Au vu de l’urgence de construction de nouveaux petits abattoirs de porcs respectant des normes strictes d’hygiène et de sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire, la coordinatrice du programme ProPorc (programme de développement de l’ensemble de la filière porcine en Côte d’Ivoire) a pu vérifier de visu les équipements parfaitement adaptés pour la biosécurité avec deux voies de circulation distinctes pour les bétaillères et les camions frigorifiques pour la récupération des carcasses et pièces de viande. « Ce volet est primordial dans notre pays d’Afrique de l’ouest, qui a connu plusieurs épidémies de fièvre porcine africaine ».

L’Ivoirienne a aussi pu mesurer l’importance de ce nouvel outil de 3 000 m2 couvert avec une capacité de 5 100 tonnes par an, disposant d’un sous-sol, de panneaux photovoltaïques, de salles de piéçage de carcasses, sans oublier les conditions de travail pour les 17 salariés sans aucune comparaison avec l’outil actuel vieux de soixante-trois ans.