Après Monte-Carlo et la Suède — deux victoires Toyota, deux hivers —, le WRC change radicalement de décor. Direction la Great Rift Valley pour la 74e édition du Safari Rally : l’épreuve la plus imprévisible, la plus brutale et la plus spectaculaire du calendrier.
Toyota invaincu au Kenya depuis 2021 — peut-on les battre ici ?
La réponse tient en un chiffre : cinq. Cinq éditions du Safari Rally depuis son retour au calendrier WRC en 2021, cinq victoires Toyota. Une maîtrise absolue que les ingénieurs japonais semblent avoir gravée dans la GR Yaris. Rovanperä y a gagné deux fois, Ogier deux fois, Evans une fois en 2025. Cette saison, Elfyn Evans arrive en chef de file et en leader du championnat — deux victoires en deux rallyes pour Toyota : Solberg au Monte-Carlo, Evans en Suède.
🎯 Evans, la cible à battre. Le Gallois part dans une position stratégique idéale : 4e sur la route au départ, il évite d’ouvrir les pistes et de balayer la poussière pour ses adversaires. Au Kenya, l’ordre de départ est un avantage décisif. Un pilote qui balaie en tête perd facilement plusieurs dizaines de secondes sur une spéciale.
Le retour d’Ogier — 9× champion du monde, 2× vainqueur au Kenya
Il avait manqué la Suède. Sébastien Ogier reprend le volant de sa Toyota GR Yaris pour l’épreuve africaine qu’il affectionne particulièrement. Le Gapençais a remporté le Safari en 2021 et 2023. En 2026, il retrouve un Kenya plus humide qu’à son habitude — les pluies récentes ont exposé davantage de rochers et creusé des ornières profondes sur plusieurs spéciales. Un régal pour un Ogier dont la gestion tactique des conditions reste unique dans le paddock WRC.
Hyundai dos au mur — l’Evo pour changer la donne
Deux premières manches décevantes, un retard qui s’accumule au championnat constructeurs : Hyundai arrive au Kenya avec la version évoluée de son i20 N Rally1, testée intensivement avant ce rendez-vous africain. Thierry Neuville, champion en titre, a besoin d’un résultat. La bonne nouvelle pour la marque coréenne : les ordres de départ leur sont favorables. Fourmaux et Neuville partent plus loin en tête, sur des pistes déjà balayées, potentiellement plus roulantes.
🌍 Le Kenya en chiffres. Naivasha est posée à 1 884 mètres d’altitude dans la Great Rift Valley. Les pistes mêlent gravier volcanique, passages boueux, traversées de rivières et secteurs ultra-rapides poussiéreux. La chaleur, les crevaisons et la casse mécanique sont des acteurs à part entière. Plus d’une voiture n’a jamais vu l’arrivée ici.
Les spéciales à ne pas manquer
Loldia (25 km, vendredi) : rapide, sinueuse, piégée par des rochers affleurants — c’est là que les écarts se font. Sleeping Warrior (samedi) : montée volcanique, passages techniques. Hell’s Gate (dimanche) : final spectaculaire dans la gorge basaltique. Et pour finir, la Power Stage d’Oserengoni distribue 5 points bonus aux cinq premiers — souvent décisive dans une saison serrée.
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