La Tunisie se trouve à un carrefour historique de son développement industriel. Le Sud du pays, longtemps perçu comme marginal, concentre un potentiel solaire et éolien unique qui pourrait permettre au pays de produire jusqu’à 8,8 millions de tonnes d’hydrogène vert destinées à l’Europe d’ici 2050.

Des projets comme H2 Notos transforment déjà cette ambition en réalité, en exploitant l’eau de mer dessalée pour générer de l’hydrogène grâce à l’énergie solaire et éolienne.

L’infrastructure d’export, via le gazoduc SoutH2 Corridor, relie le pays aux marchés italiens, autrichiens et allemands, offrant ainsi un flux d’exportation stratégique et sécurisé. Au-delà des revenus directs, ces initiatives ont le potentiel de créer des pôles industriels dans des régions historiquement marginalisées, générant un impact économique et social significatif.

La mutation inéluctable

La sous-traitance automobile tunisienne est aujourd’hui confrontée à une transformation imposée par le marché européen. Avec environ 200 entreprises locales spécialisées principalement dans les moteurs thermiques, le pays est le deuxième exportateur africain de composants automobiles.