À priori, rien ne prédestinait Abdelaziz Belhaj, habitant des Sables-d’Olonne, à quitter son travail de plaquiste à 51 ans pour vendre de l’huile d’olive sur les marchés vendéens. Rien, sauf son histoire familiale. Il est né en 1972 à Taza, ville du nord-est du Maroc, nichée entre les montagnes du Rif et celles du Moyen-Atlas. Il est arrivé en région parisienne deux ans plus tard, avec ses parents. Son père, cheminot, rentrait tous les étés au pays, dans sa région d’origine. Je savais qu’il avait une oliveraie, mais je pensais qu’il produisait en petite quantité. C’est à la mort de ses parents qu’Abdelaziz Belhaj a découvert qu’il héritait d’une plantation de 30 hectares.

Tout ne s’est pas construit en un jour. Le grand-père, en son temps, avait déjà planté des arbres. Mon père a d’abord acheté une parcelle, puis une autre… En 40 ans, il y avait 2 850 oliviers. Comment…L’histoire,…