Résumé en 20 secondes

En savoir plus sur ce type de contenu

Ce résumé peut avoir été écrit avec l’assistance d’une IA générative. En savoir plus

Abonnez-vous pour accéder au résumé en 20 secondes.

Un tabou vient de tomber. L’idée de recourir à des «hubs de retour», des centres pour requérants déboutés hors des frontières de l’UE, s’impose toujours plus en Europe, alors qu’il y a quelques années encore, elle provoquait des levées de boucliers. Sous l’impulsion d’une alliance entre la droite et l’extrême droite, le Parlement européen vient de donner son feu vert à ces centres controversés. L’Italie teste déjà le concept avec l’Albanie. Un autre projet fait aussi parler de lui: les Pays-Bas songent à expulser de force vers l’Ouganda des dizaines d’étrangers qui refusent de quitter le sol néerlandais. Ils ont un modèle: l’administration Trump a signé en août un accord migratoire avec ce même pays d’Afrique de l’Est.

C’est la Commission européenne qui, sous pression, est venue en mars 2025 avec sa directive «Retour» et notamment la proposition d’instaurer des «return hubs» dans des pays tiers. Avec l’Allemagne, les Pays-Bas sont à la tête d’une coalition de 19 Etats de l’UE qui l’ont exhorté à accélérer les durcissements prévus dans le Pacte sur l’asile et la migration qui entrera en vigueur en juin. Notamment sur le plan des renvois. Car au sein de l’UE, seuls 20% des décisions d’expulsion sont effectives.