L’Ouganda a annoncé une nouvelle politique d’exemption de visa pour les ressortissants de quarante pays, principalement africains. Cette mesure vise à faciliter les déplacements régionaux et à stimuler les échanges économiques et touristiques. Cependant, l’Occident reste soumis au visa.

Une mobilité renforcée entre pays africains

Selon les autorités ougandaises, les voyageurs provenant des pays concernés: Kenya, Tanzanie, Rwanda, Ouganda, Burundi, Soudan du Sud, Seychelles, Maurice, Mozambique, Zambie, Zimbabwe, Malawi, Botswana, Lesotho, Madagascar, Comores, Érythrée, Gambie, Sierra Leone, Ghana et Eswatini, pourront désormais entrer sur le territoire sans visa préalable et y séjourner jusqu’à trois mois, que ce soit pour des raisons touristiques ou professionnelles.

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L’initiative s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer l’intégration régionale et d’encourager les flux commerciaux entre États africains.  Cette nouvelle disposition pourrait redessiner les dynamiques de mobilité sur le continent.

« Cette nouvelle décision facilite les déplacements et reflète l’engagement continu de l’Ouganda à promouvoir la coopération régionale, le tourisme, le commerce et les liens entre les populations », a déclaré le gouvernement ougandais sur sa page x.

Les ressortissants occidentaux toujours soumis au visa

À l’inverse, les ressortissants des États-Unis, du Royaume-Uni et des pays de l’Union européenne ne figurent pas parmi les bénéficiaires de cette exemption.

Les voyageurs originaires de ces régions devront continuer à effectuer une demande de visa et attendre son approbation avant de pouvoir entrer sur le territoire ougandais.

Cette réorientation diplomatique fait suite à la décision des États-Unis d’imposer des règles strictes en matière de visa à l’Ouganda. Cela comprend une caution remboursable de 15000$ pour les visas B17 et B2, une validité réduite de trois mois et des restrictions concernant les entrées multiples.

Par ailleurs, les pays de l’Irlande, Jamaïque, Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Chypre, Grenade, Malaise, Malte, Singapour, Îles Salomon, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Tonga, Trinité-et-Tobago, Émirats Arabes Unis, et la RAS de Hong Kong.

Pour Kampala, la priorité semble désormais être la facilitation des déplacements entre pays africains, dans un contexte où plusieurs États du continent cherchent à réduire les barrières à la mobilité et à renforcer l’intégration régionale.