Ligue 1 (26e journée). AS Monaco – Stade Brestois, ce samedi (21 h 05)1Brest en pleine bourre, Monaco aussi…
Seules équipes invaincues en Ligue 1 depuis février, Monaco (meilleure attaque sur la période avec 15 buts) et Brest (meilleure défense avec trois buts encaissés) sont dans une forme resplendissante. En programmant la rencontre ce samedi à 21 h 05, le diffuseur ne s’y est d’ailleurs pas trompé.
Mais remis dans le contexte de l’automne, ce Monaco-Brest a des allures de choc sur lequel personne n’aurait misé, comme Hugo Magnetti le sait bien : « Monaco est une équipe qui a été un peu malade ces derniers mois, mais qui revient très fort », souligne le milieu brestois, qui n’oublie pas non plus où Brest « en était il y a cinq ou six matchs ». Restant eux-mêmes sur quatre victoires en cinq rencontres (un seul but encaissé), les Brestois ne sont pas passés à côté du redressement de Monégasques qui, sous la houlette de Sébastien Pocognoli, n’ont plus été battus en Ligue 1 depuis mi-janvier. « En Ligue des champions, ils auraient même mérité de l’emporter face à Paris, et ce n’est pas rien. Ils l’ont d’ailleurs ensuite prouvé en championnat », estime le portier Grégoire Coudert, qui s’attend à « être un peu plus sollicité » qu’il ne l’a été, dimanche dernier, face au Havre.
Le discours est simple, pose Éric Roy. Désormais, il est évident qu’on va essayer de voir si on est capables d’aller chercher quelque chose d’un peu excitant2 Un match pour l’Europe
Fort d’une série d’invincibilité qu’il n’avait plus connu depuis l’année de sa qualification en C1, le Stade Brestois, avec 36 points, a déjà validé sa présence en Ligue 1 la saison prochaine. La garantie d’un huitième exercice consécutif dans l’élite, nouveau record dans l’histoire du club, lui permet d’aborder les neuf derniers matchs libéré du poids de son objectif.
La suite ? « Le discours est simple, pose Éric Roy. Désormais, il est évident qu’on va essayer de voir si on est capables d’aller chercher quelque chose d’un peu excitant ». À commencer par un top 10 dans l’élite, déjà, qui serait le troisième consécutif, le huitième seulement pour le SB29 depuis sa création en 1950.
Avant de viser plus haut ? « On ne s’interdira rien », prolonge Roy, bien conscient que si ses hommes devaient « perdre à Monaco, ce serait compliqué » d’ambitionner une place européenne. Mais s’il lui reste à affronter Lens, à domicile, et le PSG, au Parc, le SB29 aura encore de gros points à aller chercher face à Auxerre, Nantes, Angers et le Paris FC. Quand les réceptions de Rennes et Strasbourg font figure de potentiels juges de paix. Mais « dire qu’on va jouer l’Europe n’a jamais fait jouer l’Europe à personne », insiste Romain Del Castillo.
3 Historique : un net avantage à Monaco
De tous les adversaires, Monaco est celui qui réussit le moins à Brest depuis la remontée du club en Ligue 1. Le bilan des Brestois à Louis II depuis 2019 est même sans appel : six matchs, six défaites, quand, sur la période, les Finistériens ont pris un point à Paris, trois à Lyon et gagné deux fois à Marseille. « Personnellement, j’ai toujours perdu là-bas », rappelle ainsi Hugo Magnetti, à Brest depuis 2017 mais qui ne s’avoue pas pour autant vaincu, tant il a « toujours perdu en faisant des matchs avec un très bon contenu. On espère que ça tournera cette fois-ci ».