L’annulation du ferry entre Sète et Bejaïa a semé la confusion au port. Une trentaine de véhicules patientent encore, tandis que des passagers arrivés dès 5 h dénoncent un manque d’information de la compagnie maritime.
L’attente est longue devant le port de Sète. Ce samedi matin, un ferry de la compagnie maritime GNV n’est pas parti à destination de Bejaïa, en Algérie. Les conditions météorologiques empêchaient une traversée sereine de la Méditerranée. Sur place, à Sète, le calme règne mais la colère n’est jamais loin. Les forces de police tentent d’apaiser la tension et maintiennent l’ordre en déviant les voitures souhaitant emprunter l’avenue du Maréchal-Juin, qui donne accès à la gare maritime Orsetti. De quoi créer la pagaille en ville, où plusieurs bouchons ont été constatés ce samedi matin à l’approche du port.
Des passagers arrivés à Sète dès 5 h du matin
Certains passagers sont arrivés de tous horizons sur l’île singulière depuis plusieurs heures, parfois au cœur de la nuit. Le ferry devait partir à 11 h. Des passagers étaient à Sète six heures plus tôt, aux environs de 5 h du matin, suivant les recommandations de la compagnie maritime (*). Selon nos informations, vendredi, tous n’ont pas été prévenus de l’annulation de la traversée.
C’est le cas d’Ali. Habitant de la région parisienne, il a fait la route dans la nuit pour être à Sète dès 5 h, ce samedi. Il aurait appris l’annulation de son voyage en arrivant au port. « Je partais pour les vacances. On a compris ce matin qu’on ne pourrait pas embarquer. Depuis, pas de nouvelles. Moi, je n’ai pas été prévenu. » Seul, sa voiture chargée, il est livré à lui-même, comme plusieurs dizaines de passagers arrivés des quatre coins de France. « Je crains que des denrées alimentaires périment dans mon véhicule », souligne-t-il encore.
Une trentaine de véhicules en attente devant l’entrée du port
Devant la gare maritime, depuis l’annonce de l’annulation, certains automobilistes ont repris la route et sont partis. Mais à 11 h, à l’heure théorique du départ, une trentaine de véhicules étaient encore en attente devant l’entrée du port. De nombreux passagers attendent dans leur voiture. Parfois en famille. D’autres sont sortis et se tiennent debout devant la gare maritime. Les visages sont déjà marqués. Les mines déconfites. La prochaine traversée programmée vers Bejaïa n’est pas prévue avant mardi 17 mars.
(*) Contactée, la compagnie GNV n’avait pas donné suite à notre sollicitation ce samedi matin.