Au moins 62 personnes, dont huit enfants, ont péri dans des inondations consécutives à des pluies torrentielles la semaine dernière à travers le Kenya, ont indiqué samedi les forces de l’ordre dans un nouveau bilan, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).
« À ce jour, le nombre de victimes s’élève malheureusement à 62, dont 46 hommes, huit femmes et huit enfants », a déploré la police kényane dans un communiqué publié sur X, précisant que Nairobi compte le plus grand nombre de victimes, avec 33 décès. Plus de 2 000 familles ont été déplacées à travers le pays, précise le texte.
Des milliers de domiciles inondés
Les violentes précipitations qui se sont abattues à la fin de la semaine dernière avaient transformé les principaux axes de Nairobi en torrents qui ont inondé des milliers de domiciles et de commerces.
Plusieurs régions du Kenya continuent de subir de fortes pluies, selon la police, qui a exhorté la population à faire preuve d’une « extrême prudence » et à suivre les mises à jour et les consignes des autorités.
Certains avaient appelé à la démission du gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, qui avait promis d’améliorer le drainage des égouts et les infrastructures routières en prenant ses fonctions en 2022.
80 morts en Éthiopie
Lors d’une interview accordée cette semaine à la chaîne privée Citizen TV Kenya, le responsable a reconnu que le système de drainage de la ville n’était pas conçu pour supporter l’intensité actuelle des précipitations, jugeant toutefois les attentes des habitants « extrêmement élevées » au regard des moyens financiers limités de la municipalité.
De nombreuses études scientifiques ont mis en exergue la hausse de la fréquence des périodes extrêmement humides ou sèches en Afrique de l’Est ces 20 dernières années.
Les scientifiques alertent depuis longtemps sur le fait que le changement climatique d’origine humaine accroît la probabilité, la durée et la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les pluies torrentielles.
Un deuil national de trois jours a par ailleurs été décrété à partir de samedi en Éthiopie voisine, où des inondations et glissements de terrain à la suite de pluies torrentielles dans le sud ont fait au moins 80 morts. De nombreuses personnes sont toujours portées disparues.