Un nouveau géant chinois de l’e-commerce entend investir le marché européen et, notamment, le marché français. En ce lundi 16 mars 2026, JD.com lance officiellement sa plateforme Joybuy en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Autant de marchés où l’entreprise, qui avait lancé une version test de sa plateforme à l’automne, fera face à une vive concurrence, du fait des positions acquises de longue date par Amazon et de celles de ses rivaux chinois Temu et AliExpress, occupées depuis plus récemment.

Des promesses

Pour se différencier de ses concurrents, Joybuy France, qui emploie pour le moment 300 personnes, mise notamment sur sa gamme de produits. « Notre idée, c’est d’avoir des marques internationales de référence connues par le grand public mais aussi des produits locaux français », explique Thibault Delebarre, directeur marketing de Joybuy France.

L’entreprise mise aussi sur sa maitrise de la chaîne logistique. À la différence d’autres acteurs, JoyBuy « achète les produits, les stocke et les envoie aux clients », revendique Axelle Bierer, directrice électroménager pour Joybuy France. Cela doit permettre à l’entreprise de garder un œil sur la qualité des produits et de procéder à des livraisons rapides. En Île-de-France, Joybuy promet notamment que tout ce qui sera commandé avant 11 h sera livré avant 23 h. Un service qui n’est pas encore disponible dans les autres régions.

Un contexte pas anodin

L’arrivée de Joybuy en France intervient alors que les géants chinois du e-commerce ont suscité plusieurs polémiques ces derniers mois. D’abord au sujet de la qualité et de la légalité des produits vendus sur leur site (notamment certaines armes blanches ou des poupées pédopornographiques). Puis à propos de l’impact que leur activité a sur le petit commerce français.

Par ailleurs, JD.com a récemment fait irruption dans le capitalisme français en prenant 22 % du capital de l’emblématique Fnac-Darty, à la faveur de son rachat de l’Allemand Ceconomy, qui détenait jusqu’à présent ces 22 %. Cette prise de participation avait été acceptée par le ministère de l’Économie, mais à deux conditions : que le groupe n’ait pas de droit dans la gouvernance de Fnac-Darty et qu’il ne monte pas plus à son capital. Le signe que l’arrivée en France de JD.com n’est pas tout à fait anodine.