« Ce qui s’est passé aujourd’hui n’a pas été un interrogatoire sur le fond, mais plutôt la présentation d’une avalanche d’accusations contre nos clients », détaille l’avocat Samy Ben Ghazi, dans un statut Facebook publié lundi 16 mars. Il déplore que des mandats de dépôt aient été émis contre ses clients, sans même qu’ils aient été interrogés, selon lui. Plusieurs membres tunisiens du comité d’organisation de la flottille sont soupçonnés de blanchiment d’argent sur la base de la loi antiterroriste, selon les premiers éléments donnés par leurs avocats.

Leur arrestation et leur mise en détention interviennent après un échange musclé avec la police le 4 mars 2026, lorsqu’ils avaient voulu descendre au port de Sidi Bou Saïd, manifester leur soutien aux travailleurs maritimes qui les avaient aidés lors de la mise en place de la flottille en septembre 2025.

Cette cérémonie avait été interdite par le gouverneur de Tunis. Le 7 mars, la branche tunisienne de l’ONG Amnesty International a dénoncé dans un communiqué « des arrestations alarmantes et des restrictions croissantes en Tunisie sur les rassemblements pacifiques, dans un contexte de répression sur l’espace civique et sur les défenseurs des droits humains ».

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