Le Revenu National Brut (RNB) constitue l’un des indicateurs les plus révélateurs de la richesse réellement captée par les résidents d’un pays.

Contrairement au produit intérieur brut, il ne se limite pas à la valeur produite sur le territoire national. Il intègre également les revenus nets provenant de l’étranger, qu’il s’agisse de salaires transférés par les expatriés, de revenus d’investissements ou d’intérêts financiers.

Les dernières données actualisées confirment l’existence d’un paysage économique arabe profondément asymétrique. Quelques grandes économies concentrent une part dominante de la richesse régionale, tandis qu’un groupe intermédiaire de pays se partage un volume beaucoup plus limité.

Une polarisation économique marquée

En tête du classement figure l’Arabie saoudite avec un revenu national brut estimé à 1 245,9 milliards de dollars en 2024. Cette performance reflète la puissance du secteur énergétique mais aussi l’expansion des investissements internationaux du royaume dans le cadre de sa stratégie de diversification économique.

Les Émirats arabes unis occupent la deuxième place avec 568,3 milliards de dollars. Leur position s’explique par la combinaison d’un secteur énergétique encore central, d’une place financière régionale influente et d’un réseau d’investissements mondiaux particulièrement actif.

L’Égypte complète ce trio de tête avec un RNB évalué à 371,5 milliards de dollars. Malgré un revenu par habitant relativement modeste, le poids démographique du pays lui confère une masse économique considérable dans le monde arabe.

Ces trois économies concentrent à elles seules une part substantielle de la richesse régionale, révélant une polarisation économique marquée entre les grands pôles de croissance et les économies de taille moyenne.

La Tunisie dans le milieu du classement arabe

Dans ce paysage régional contrasté, la Tunisie occupe une position intermédiaire. Le revenu national brut du pays est estimé à 50,3 milliards de dollars en 2024, ce qui la place au douzième rang parmi les économies arabes.