Marcel Gougou Kouadio, bénéficiaire de la formation de la Jica grâce à l’Etat ivoirien salue cette initiative. (Photo Bavane)

Marcel Gougou Kouadio, actuellement en service à la Direction des Activités Touristiques, a bénéficié d’une formation spécialisée au Japon portant sur la gestion durable du tourisme.

Quel impact la formation reçue au Japon a‑t‑elle eu sur votre évolution professionnelle depuis votre retour en Côte d’Ivoire ?
Cette formation a constitué un tournant majeur dans mon évolution professionnelle. Elle m’a permis d’acquérir une expertise pointue en gestion durable du tourisme ; de maîtriser la gestion des activités touristiques en zones balnéaires ; de comprendre comment appliquer les principes de durabilité environnementale dans les établissements touristiques ; de renforcer mes compétences dans l’adaptation et l’atténuation des impacts des activités touristiques. Depuis 2011 déjà, j’œuvrais au sein du ministère du Tourisme dans le domaine du développement durable. Cette formation a donc apporté une plus-value considérable, faisant de moi un acteur utile à mon service et au secteur.

Quelles compétences techniques ou pratiques avez-vous acquises grâce au programme de la JICA, et comment les appliquez-vous aujourd’hui ?

Grâce à l’expertise développée au Japon, j’ai pu initier plusieurs projets structurants.

La Journée Nationale de l’Écotourisme

Dès mon retour en Côte d’Ivoire, j’ai travaillé à l’organisation de la Journée nationale de l’écotourisme, en collaboration avec le Japan Ecotourisme Society. Nous en sommes aujourd’hui à la cinquième édition, et la sixième est en préparation. Cette initiative sensibilise les étudiants à l’écotourisme ; suscite des vocations ; accompagne de jeunes entrepreneurs qui se lancent dans ce secteur.

Développement de l’écotourisme local

Des projets concrets ont également vu le jour, notamment : l’écotourisme à l’école, pour encourager les jeunes à devenir entrepreneurs écotouristiques ; la mise en place d’une bourse du tourisme dans le département d’Oumé, visant à promouvoir l’écotourisme communautaire, où les communautés locales gèrent leurs propres ressources et en tirent des bénéfices. Aujourd’hui, de nombreux jeunes entrepreneurs s’engagent dans cette voie, ce qui constitue un véritable levier pour les emplois verts et l’insertion professionnelle.

Comment décririez-vous la qualité de l’encadrement, des infrastructures et de l’expérience globale de formation au Japon ?

Depuis mon retour, j’apporte une contribution active à la mise en œuvre des politiques de développement durable du ministère du Tourisme. Le Plan Sublime Côte d’Ivoire, qui accorde une place importante à la durabilité, bénéficie directement de mon expertise.

En tant que point focal dans plusieurs ateliers nationaux, président du Réseau ivoirien du tourisme et de l’agroécotourisme. Je contribue également à la promotion de l’écotourisme et à la valorisation d’entrepreneurs engagés dans ce domaine.

Selon vous, en quoi les programmes de renforcement des capacités de la JICA contribuent-ils au développement socio-économique de la Côte d’Ivoire ?

Cette formation a provoqué un véritable déclic intellectuel et professionnel. Elle m’a appris à mieux planifier, anticiper, structurer des projets, et percevoir des opportunités là où d’autres voient des difficultés. Elle m’a aussi permis de devenir un leader d’opinion dans le domaine de l’écotourisme, guidant la jeune génération et contribuant à l’essor du tourisme durable en Côte d’Ivoire.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs candidats ivoiriens souhaitant participer à ces programmes de formation au Japon ?

Je recommande vivement cette formation. Aux futurs participants, je rappelle qu’ils représentent la Côte d’Ivoire et doivent en porter dignement les valeurs ; qu’ils sont des ambassadeurs de notre nation ; que les comportements adoptés à l’étranger doivent refléter l’excellence ivoirienne. À leur retour, ils ont le devoir de mettre leur expertise au service du développement national.