L’ANC dément et nie toute « influence extérieure » sur les processus électoraux en Afrique du Sud. Son communiqué diffusé vendredi 20 mars, dans la soirée, est catégorique : « Il n’y a eu aucun financement étranger, direct ou indirect, d’aucune campagne électorale de l’ANC ». Le parti affirme également qu’« il n’y a eu aucune collaboration ou interaction avec un quelconque service de renseignement étranger », et qu’« aucune influence extérieure, qu’elle soit financière, stratégique ou politique », n’a affecté ses processus internes ou ses résultats électoraux.
Selon le parti au pouvoir en Afrique du Sud, les conclusions de l’enquête de Forbidden Stories sont donc « entièrement infondées et dénuées de preuves ». À l’appui de ses affirmations, le consortium d’enquête Propaganda Machine a diffusé une série de documents issus d’une fuite interne à l’agence d’influence russe Africa Politology.
Ces documents attestent de liens entre le secrétaire général de l’ANC, Fikile Mbalula, et les services de renseignement de la Fédération de Russie, notamment des « rendez‑vous » et d’un « plan de travail » d’influence en Afrique du Sud et en Namibie durant l’année 2024. Mais l’ANC parle de « prétendues divulgations » et dénonce « une campagne (…) de désinformation visant à saper la crédibilité du mouvement ».
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