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L’administration Trump a menacé l’Algérie de sanctions alors que le régime de Tebboune, en 2019, a commandé 26 chasseurs et bombardiers à l’entreprise russe Soukhoï.

Publié le 6 février 2026 à 16h37

Les États-Unis menacent l'Algérie de sanctions. Photo d'illustration © SOPA Images/SIPA

Les États-Unis menacent l’Algérie de sanctions. Photo d’illustration © SOPA Images/SIPA

De nouvelles menaces brandies par les États-Unis. Cette fois contre Alger. Mardi 3 février, c’est le chef du Bureau des Affaires du Proche-Orient au département d’État Robert Palladino qui a émis l’idée de ces condamnations après l’achat d’avions de combat auprès de la Russie par l’armée algérienne, explique Le JDD.

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« C’est un dossier que nous suivrons de très près et ces informations sont préoccupantes », a-t-il indiqué. En 2017, Donald Trump signait une loi renforçant les sanctions à l’égard de nations comme l’Iran, la Russie et la Corée du Nord. La Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA). La section 231 prévoit, précise Le JDD, « l’imposition de sanctions à l’égard des personnes effectuant des transactions avec les services de renseignement ou de défense du gouvernement de la Fédération de Russie ».

Les premiers avions livrés en 2025

En cause, 12 chasseurs furtifs Su-57 Felon et 14 bombardiers Su-34 fabriqués par l’entreprise Soukhoï commandés en 2019 par le régime de Tebboune. Les premiers ont été livrés au cours de l’année 2025.

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Pourtant, Washington a des échanges réguliers avec Alger dans le dossier du Sahara occidental, conflictuel entre l’Algérie et le Maroc. « Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement algérien sur les sujets où nous avons des intérêts communs. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, et cette question en est un exemple », a déclaré Robert Palladino.