LA TRIBUNE AFRIQUE : Vous avez choisi d’appeler cette transformation  “L’Excellence Africaine Révélée”. Pourquoi ce choix ? 

Cette transformation n’a jamais été envisagée comme une rupture ou une prise de  distance. Elle s’inscrit au contraire dans la continuité de ce que nous sommes déjà : un  écosystème africain qui produit de l’excellence, au meilleur niveau mondial. 

« L’Excellence Africaine Révélée » traduit notre conviction profonde : l’Afrique n’est plus  en quête de reconnaissance, elle la mérite déjà. Nous portons une réalité objective — 900 professionnels et 33 associés présents dans 9 pays, qui accompagnent depuis  des dizaines d’années les transformations les plus complexes du continent. 

Nous restons alignés sur les standards internationaux, mais avec un avantage décisif :  toutes les décisions sont désormais prises uniquement ici, par des leaders africains  qui comprennent les réalités économiques, culturelles et opérationnelles de leur  marché. Ce qui change, c’est notre degré d‘autonomie, notre maîtrise stratégique et  notre capacité à investir selon les priorités de nos diRérents marchés. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Comment cette initiative est-elle née ? Qui en est à l’origine  ? 

Cette évolution est le résultat d’un examen stratégique mené conjointement avec EY  Global, qui a confirmé qu’une autonomie renforcée serait le meilleur modèle pour la  région. 

Les 33 associés ont porté cette ambition de manière collective : créer deux réseaux  panafricains indépendants, tout en garantissant la continuité de la qualité. EY Global a  parfaitement compris notre vision et accompagne activement la transition.

Nous posons ainsi les fondations d’un modèle inédit : des organisations africaines  autonomes, bénéficiant de l’appui d’EY dans cette transition, en totale conformité avec  les standards internationaux et les principes d’indépendance. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Comment vont s’appeler les deux nouveaux réseaux  panafricains ? 

Deux réseaux indépendants voient le jour. 

ERITEDGE, réseau pluridisciplinaire, spécialisé en audit et conseil en finance 

Cette marque incarne d’une part l’héritage africain (« Erit »), d’’excellence technique et  savoir-faire, et d’autre part, la dynamique et l’engagement d’aller plus loin (« edge »). 

ERITEDGE regroupera initialement les activités dédiées à la confiance, à l’intégrité et à  la transparence de l’information.  

À Day 1, ses services couvrent notamment : 

L’audit et l’assurance de l’information (financière, durabilité),  la conception et l’évaluation des systèmes, processus et contrôles (y  compris informatiques),  la gestion des risques et la conformité,  la maîtrise des environnements technologiques et numériques,  l’accompagnement lié à la production et la qualité de l’information  financière au sens large. 

Il sera dirigé par Arielle Inès Seri Bamba, aujourd’hui Leader de ces métiers pour EY  FSSA, et s’appuie sur un Conseil d’administration présidé par Erik Watremez, actuel  Country Managing Partner d’EY Gabon, fort de plus de 30 ans d’expérience en Afrique  francophone sur l’ensemble de ces problématiques. Le Conseil, composé de Country  Managing Partners du réseau et d’administrateurs indépendants, le cas échéant,  garantit une séparation stricte avec le deuxième réseau et une gouvernance  indépendante. 

Au 1er mai 2026, selon le pays, les activités d’ERITEDGE seront majoritairement  constituées des métiers dédiés à la fiabilité et à la maîtrise de l’information financière et  non financière, tout en oRrant ses expertises accessoires, posant ainsi les bases d’une  évolution maîtrisée vers une plus grande diversification de ses services. 

ELYOS, réseau multiservices couvrant les métiers du Conseil 

ELYOS symbolise l’élévation, la transformation et une vision nouvelle des métiers du  Conseil. 

À Day 1, ELYOS rassemble de manière générique les activités de conseil qui  accompagnent les organisations dans leurs transformations stratégiques,  opérationnelles, technologiques et réglementaires. 

Ses domaines d’intervention incluent notamment : 

la stratégie et la performance,  la transformation digitale,  les transactions et l’accompagnement à la structuration,  les services juridiques, fiscaux et de conformité,  l’expertise comptable et sociale. 

ELYOS se positionne clairement comme le réseau dédié au conseil, tandis qu’ERITEDGE  concentre ses activités sur la fiabilité de l’information. Les deux réseaux portent des  expertises complémentaires.  

J’en assurerai la présidence en tant que Regional Managing Partner, appuyé par un  Board régional composé de leaders métiers et d’associés issus de nos secteurs clés et  déjà en place dans leur pays respectif.La gouvernance complète (conseil  d’administration et assemblée générale) des deux réseaux sera dévoilée  prochainement. 

Ces noms ne sont pas des étiquettes : ce sont des déclarations d’intention, pensées  pour porter l’ambition de deux réseaux panafricains indépendants, ces institutions  restant au-dessus des hommes qui les composent. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Dans quels pays êtes-vous présents aujourd’hui ? 

Les deux réseaux sont implantés dans neuf pays historiques : la Côte d’Ivoire, le  Sénégal, la Guinée, le Cameroun, le Tchad, la République du Congo, la République  démocratique du Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale. Grâce à des équipes  interconnectées sur toute la zone, notre présence opérationnelle s’étend déjà à quinze  pays francophones, renforçant de manière significative notre capacité d’intervention  régionale. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Quels sont vos objectifs d’expansion ? 

Notre ambition est claire : accompagner la montée en puissance économique du  continent en étendant notre présence là où les besoins sont les plus structurants. 

Pour ELYOS, l’objectif est d’élargir notre implantation de neuf à seize pays dans les trois  prochaines années. Cette expansion s’appuie sur plusieurs facteurs déterminants : la  vitalité économique de certains marchés, les réformes structurelles en cours, la 

croissance rapide de secteurs tels que les télécoms, l’énergie, les mines ou le secteur  public, mais aussi une demande accrue pour du contenu local, l’importance  stratégique des corridors CEDEAO et CEMAC, et l’essor majeur des thématiques ESG et  de la transformation digitale. 

Cette dynamique permettra à ELYOS de renforcer son influence en Afrique francophone,  tout en développant une capacité de rayonnement au-delà du continent. 

ERITEDGE consolide d’abord son ancrage dans ses neuf pays historiques, avec une  portée opérationnelle qui s’étend déjà à quinze pays grâce à l’interconnexion de nos  équipes. Les projets d’expansion se concentrent sur des zones où les besoins sur ses  domaines de compétence les plus critiques, avec à moyen terme une ouverture vers de  nouveaux marchés stratégiques, en phase avec le développement et la diversification  de ses oRres. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Comment les deux réseaux vont-ils coopérer ? 

Nous avons mis en place des protocoles de collaboration très précis, respectant les  règles d’indépendance, qui permettent d’oRrir une réponse parfaitement intégrée  chaque fois qu’une mission nécessite à la fois les compétences de l’un des deux  réseaux. Même en tant qu’entités autonomes, ELYOS et ERITEDGE appliquent les  mêmes standards d’excellence hérités d’EY et s’appuient sur des processus  harmonisés, conformes aux meilleures pratiques internationales. 

Concrètement, cela signifie que le client bénéficie d’une intervention fluide,  coordonnée et sans rupture : deux expertises complémentaires, évolutives dans le  temps, coordonnées avec rigueur et alignées sur un même standard d’excellence et  d’indépendance. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Comment garantissez-vous la qualité ? 

La qualité est non négociable. Elle repose d’abord sur un point essentiel : ce sont les  mêmes équipes, les mêmes associés qui ont été formées pendant des années aux  standards internationaux, aux meilleures pratiques d’éthique, d’indépendance, de  conformité et de contrôle qualité. Ils continueront tous d’être formés avec la même  exigence et la même rigueur au sein des deux réseaux. 

Nous conservons l’ensemble de nos méthodologies éprouvées, nos dispositifs de  contrôle qualité, nos cycles de formation continue et notre coordination régionale  héritée du modèle FSSA. Ce modèle hybride — autonomie locale et cohérence  régionale — nous permet d’être plus rapides, plus proches du terrain et plus agiles, sans  jamais transiger sur l’excellence.

La transformation crée donc de nouvelles marges de manœuvre, mais certainement pas  de compromis : le niveau d’exigence reste le même, et l’ambition encore plus  élevée. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Quel est votre avantage stratégique face aux autres Big Four  ? 

Notre avantage est clair : nous serons les 2 seuls réseaux panafricains intégrés avec  une empreinte élargie à autant de pays, conçus pour répondre aux réalités africaines  tout en restant strictement alignés sur les standards internationaux. Cette combinaison  est unique dans la région. Elle nous oRre une agilité que les grands modèles globaux ne  peuvent pas reproduire, tout en garantissant un niveau d’exigence identique à celui des  Big Four encore présents dans nos marchés. 

Notre dynamique s’appuie sur plusieurs forces. D’abord, la confiance durable de nos  clients internationaux, qui reconnaissent notre capacité à oRrir une qualité constante  avec une compréhension inégalée des enjeux locaux. Ensuite, la montée en puissance  des champions africains, qui recherchent désormais des partenaires capables d’allier  proximité, expertise technique et rapidité de décision — trois qualités au cœur de nos  nouveaux modèles. 

Notre présence historique dans les zones CEDEAO, CEMAC et en République  Démocratique du Congo (RDC) nous donne un ancrage solide dans les espaces  économiques les plus stratégiques du continent. Enfin, nos modèles de décision,  désormais entièrement locaux, nous permettent d’agir plus vite, d’investir au bon  moment, d’adapter nos oRres avec précision et de nous aligner sur les priorités de nos  marchés. 

En résumé, nous avancerons avec la réactivité d’un acteur africain, la rigueur d’un  réseau international et l’ambition d’un leader régional en pleine expansion. Nous  apportons une réponse plus rapide et plus précise aux besoins des acteurs locaux des  secteurs public et privé. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Que représente cette transformation pour vos  collaborateurs ? 

C’est un moment historique pour nos équipes. Pendant toute la période de transition,  elles continuent d’opérer sous la marque EY, avec les mêmes standards de qualité, ce  qui leur assure stabilité, continuité et sérénité. Mais surtout, elles savent qu’elles  participent désormais à quelque chose de beaucoup plus grand : la construction de  deux réseaux africains qui sont les leaders de demain. Avec leurs associés, elles  bâtissent un modèle africain, autonome, ambitieux et durable.

Les retours de nos collaborateurs sont d’ailleurs extrêmement positifs. Leur niveau  d’engagement, leur mobilisation quotidienne et leur participation active aux diRérentes  étapes du projet montrent à quel point ils croient en cette transformation. Le meilleur  indicateur est sans doute le taux d’attrition, qui reste au même niveau que lors d’une  période d’activité normale : aucune hausse, aucun signal d’inquiétude. Au contraire,  cette stabilité témoigne de leur confiance, de leur envie de rester, de contribuer et de  s’inscrire dans la durée. 

Ils ont été les premiers informés, les premiers impliqués et les premiers à découvrir les  noms ELYOS et ERITEDGE. C’était un choix assumé : cette transformation est la leur  autant que la nôtre. Et ils nous le rendent pleinement. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Quelles sont vos ambitions de croissance ? 

Nous ouvrons clairement un nouveau cycle. La transformation que nous menons nous  donne la possibilité non seulement de consolider nos acquis, mais surtout de capter  des opportunités que très peu couvraient jusqu’à présent dans notre zone. 

Notre croissance s’articule autour de plusieurs axes. D’abord, l’élargissement  géographique : nous voulons être présents là où se jouent les transformations  économiques structurantes du continent. Ensuite, le développement de nouvelles  ohres réellement adaptées aux besoins africains, conçues pour répondre aux enjeux  spécifiques des économies en transition — digitalisation, durabilité, gouvernance,  conformité, performance opérationnelle, création de valeur locale. 

Nous renforçons également nos synergies dans nos zones d’opération, où les  dynamiques d’intégration régionale créent des opportunités nouvelles, et nous  continuons à développer des solutions encore plus proches du terrain, pensées pour  accompagner aussi bien les grands groupes que les PME et les futurs champions  africains, qui sont aujourd’hui de véritables moteurs de croissance. 

Nous voulons capter durablement les opportunités avérées dans nos pays d’Afrique  francophone créant ainsi la profitabilité et une croissance solide pour nos deux réseaux. 

Cette transformation nous permet d’avancer plus vite, de nous positionner sur des  segments qui étaient jusqu’ici insuRisamment adressés et de bâtir des oRres qui  répondent précisément aux attentes d’un continent qui change à grande vitesse. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : En quoi cette transformation marque-t-elle une nouvelle  étape pour le continent ? 

Cette transformation dépasse largement le cadre organisationnel. Elle ouvre une  nouvelle étape pour le continent, parce qu’elle consacre l’émergence de deux réseaux 

panafricains indépendants, construits autour d’une ambition commune : hisser  l’excellence africaine vers de nouveaux sommets. 

Nous bâtissons des plateformes capables de former les talents africains, de soutenir  l’entrepreneuriat local, de moderniser les pratiques professionnelles et d’accélérer  la transformation des économies africaines grâce à des solutions pensées ici, pour  ici. 

En devenant maîtres de nos décisions, de nos investissements et de nos priorités, nous  créons un modèle qui répond réellement aux réalités africaines. Notre objectif est clair :  être des acteurs majeurs de la renaissance professionnelle africaine, et contribuer  activement à façonner le futur du conseil et de l’audit sur le continent. 

LA TRIBUNE AFRIQUE : Un dernier mot pour vos clients et partenaires ? 

La continuité, la qualité et la proximité sont garanties. 
Les équipes restent les mêmes. Les standards aussi. 
Ce qui change, c’est notre capacité à aller plus vite, plus loin, avec une compréhension  encore plus fine des enjeux locaux. 
ERITEDGE et ELYOS ne sont pas que des noms :  ce sont les plateformes panafricaines inédites d’une excellence africaine de classe  mondiale. 

Nous invitons tous ceux qui partagent cette vision à avancer avec nous.