Sonangol, la société publique angolaise du pétrole, a rejoint Afentra et Maurel & Prom dans l’acquisition des participations détenues par Etu Energias dans les blocs offshore 3/05 et 3/05A.
Ce choix a entraîné une restructuration de l’opération initialement conclue entre Afentra, Maurel & Prom et Etu Energias. L’accord de vente initial a été remplacé par un nouveau montage intégrant Sonangol, opérateur des deux blocs, comme coacquéreur. Le deal reste soumis aux approbations réglementaires des autorités angolaises et sa finalisation est attendue au deuxième trimestre 2026.
« L’évolution de la structure de la transaction pour inclure Sonangol dans l’acquisition d’Etu est une avancée positive et constitue une démonstration claire de l’approche collaborative instaurée au sein du partenariat », a déclaré Paul McDade, directeur général d’Afentra.
Nouvelle répartition du capital et position des partenaires
L’accord porte sur une prise de participations additionnelles dans chacun des deux blocs, afin de compléter les positions déjà détenues par les partenaires et aboutir à une nouvelle répartition du capital. À l’issue de la transaction, Sonangol portera sa participation à 39,34% dans chacun des blocs et en conservera l’exploitation. Afentra détiendra 33,33 % dans le bloc 3/05 et 24,99% dans le bloc 3/05A, tandis que Maurel & Prom contrôlera respectivement 23,33% et 30,33%. La société serbe NIS Naftagas conservera des participations minoritaires, à hauteur de 4% dans le bloc 3/05 et 5,33% dans le bloc 3/05A.
Le bloc 3/05 affiche une production actuelle d’environ 21 000 barils par jour et vise une montée en puissance vers 30 000 à 40 000 barils par jour. Cette progression s’appuiera sur un programme de forages de remplissage et d’interventions techniques prévu sur la période 2026-2027, avec notamment deux puits attendus dès 2026 (Impala-2 et Pacassa SW-1). Les opérations de forage devraient débuter au troisième trimestre, pour une mise en production envisagée au quatrième trimestre. Le bloc 3/05A recèle par ailleurs des découvertes non développées, notamment Punja, Caco et Gazela, représentant environ 300 millions de barils de ressources.
Le coût de l’opération repose sur une structure mixte combinant un paiement initial de 15,2 millions de dollars (13,1 millions d’euros) par acquéreur et des paiements additionnels pouvant atteindre 6,74 millions de dollars (5,8 millions d’euros). Ces compléments dépendent notamment des prix du pétrole, des performances de production et de l’avancement du développement de certaines découvertes. Ce mécanisme permet d’ajuster le prix final aux résultats des actifs et de limiter l’exposition en cas d’évolution défavorable du marché.
Un partenariat renforcé autour d’actifs matures
La transaction s’inscrit dans une logique de consolidation du partenariat autour de champs en eaux peu profondes, dont le potentiel repose sur des plans de redéveloppement destinés à prolonger leur durée de vie et à optimiser les rendements. L’entrée de Sonangol au sein du consortium d’acquéreurs permet de conforter le contrôle opérationnel tout en mutualisant les besoins en capital et les risques d’exécution.
Pour la compagnie publique angolaise Sonangol, cette opération traduit une volonté de renforcer sa présence dans l’amont pétrolier en s’appuyant sur des actifs existants, dans un contexte de déclin progressif de la production nationale.
La cession intervient par ailleurs dans un mouvement de réorganisation du portefeuille d’Etu Energias, marqué par une expansion rapide ces dernières années. Le groupe a notamment étendu sa présence offshore, accru sa production et renforcé ses réserves, tout en poursuivant son ambition de devenir un acteur intégré du secteur énergétique angolais, avec une introduction en Bourse envisagée pour cette année 2026.