Encore largement méconnue, non publique et non publiée, cette trop discrète disposition spécifique et unique ouvre la voie à un réel reporting extra-financier africain, centré sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
Or, dans un monde où les investisseurs comme les régulateurs et les partenaires économiques exigent toujours plus de transparence, l’Afrique dispose ici d’une arme normative de premier plan dont l’Union Africaine devrait même s’emparer en la généralisant !!!
Un outil propriétaire africain unique pour réduire l’asymétrie d’informations
Le manque de données fiables, notamment sur les impacts des activités économiques, à l’aune des taxonomies émergentes comme en Afrique du Sud, au Kenya et depuis à peine quelques jours au Togo, constitue l’un des freins majeurs à l’investissement sur le continent. Les bailleurs de fonds internationaux parlent de « risque Afrique », moins en raison d’une réalité objective que d’une asymétrie d’information persistante.
En rendant obligatoire et public ce véritable reporting ESG via la Note 35, les entreprises africaines réduiraient grandement cet écart de confiance. Elles montreraient, chiffres et indicateurs à l’appui, leurs contributions à l’emploi local, à la protection des ressources naturelles ou encore à la lutte contre le changement climatique et à la corruption. Elle permettrait aux naissantes agences de notation extra-financière africaines, en pleine maturation, de disposer de datas homogènes et comparables que l’Intelligence Artificielle pourrait analyser massivement pour nourrir ainsi la confiance dans les relations d’affaires. Elle stimulerait ainsi les acteurs économiques responsables, ceux soucieux sur le plan réputationnel mais aussi sur le plan de l’impact, établirait une distinction factuelle entre ceux qui « annoncent » et ceux qui font réellement… Elle objectiverait vers la durabilité l’achat public comme privé, entre le mieux disant et le moins disant…