64 ans après la fin d’une guerre qui ne porta pas son nom (les « événements d’Algérie »), hommage a été rendu au monument aux morts de Saint-Girons, ce 19 mars, aux anciens combattants et à tous ceux qui ont vécu un conflit déclenché le 1er novembre 1954, qui allait s’étirer sur huit ans.

Quelque deux millions de jeunes Français du contingent mobilisés et on dénombre au moins 25 000 soldats tombés au champ d’honneur, 2 000 parmi ceux de la Légion étrangère, un millier de disparus et 1 300 soldats morts des suites de leurs blessures. De même, environ 270 000 musulmans algériens tués sur une population totale de 10 millions d’habitants. Autant de chiffres qui imposent le souvenir comme un impératif moral.

Le maire, Jean-Noël Vigneau, présidait cette cérémonie avec à ses côtés le jeune Gabriel, son homologue du conseil municipal des enfants, la sous-préfète, Sophie Pauzat, les conseillères régionales Isabelle Piquemal et Mélanie Tisnes-Versailles, la conseillère départementale Aline Gende, les présidents des comités locaux de la Fnaca, Jean-Jacques Sancerni, et de la Légion d’honneur, Michel Anglade, les autorités civiles et militaires, les représentants et porte-drapeaux des associations mémorielles et patriotiques.