Côte du tambour sacré Djidji Ayôkwè, confisqué en 1916 par les autorités coloniales françaises au peuple Ébrié, et conservé dans les réserves du musée du Quai-Branly à Paris, ici photographié le 20 février 2026. Moins d’un mois plus tard, il était de retour dans son pays d’origine, la Côte d’Ivoire.

Côte du tambour sacré Djidji Ayôkwè, confisqué en 1916 par les autorités coloniales françaises au peuple Ébrié, et conservé dans les réserves du musée du Quai-Branly à Paris, ici photographié le 20 février 2026. Moins d’un mois plus tard, il était de retour dans son pays d’origine, la Côte d’Ivoire. JEANNE ACCORSINI/SIPA

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Dans les réserves du Musée du Quai-Branly, à Paris, il est longtemps resté immobile, comme au repos. Silhouette imposante de 540 kg, longue de 3,50 mètres, taillée dans un tronc massif évidé, formant un cylindre allongé, et ornementée d’un léopard sculpté. Ce tambour ivoirien à fente était fait pour « parler ». Avant son exil forcé, il annonçait l’arrivée des colons. Le Djidji Ayôkwè, dit aussi « tambour parleur », appartenait au peuple ébrié, ou atchan, vivant dans la région d’Abidjan. Comme on réclame une voix confisquée, il était officiellement revendiqué par la Côte d’Ivoire depuis 2019. Vendredi 13 mars, l’objet sacré était enfin de retour au pays.

Dans sa communauté d’origine, le tambour parleur était considéré comme une entité spirituelle. Il rythmait les temps forts de la vie publique, servait à convoquer les villageois lors de décisions importantes, à des cérémonies et des fêtes, avertissait des dangers, mobilisait pour la guerre, et incar…

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