« Après le rapprochement politique, place aux réalisations tangibles », affirment les deux voisins. Une vingtaine d’accords ont été signés dans de multiples secteurs : énergie, infrastructures, économie, agriculture. Niamey et Alger mettant en avant une coopération sud-sud.

Le Premier ministre algérien a affirmé, dans son discours, vouloir revitaliser le partenariat économique, accélérer les grands projets, comme la route transsaharienne ou le gazoduc transsaharien. Une réunion entre le Nigeria, le Niger et l’Algérie est d’ailleurs prévue à Alger le mois prochain.

Sifi Ghrieb a aussi évoqué la situation sécuritaire, les défis croissants dans la région sahélo-saharienne notamment confrontée au terrorisme. « La sécurité de l’Algérie est la sécurité du Niger et vice et versa », a-t-il déclaré, promettant de renforcer les mécanismes de coordination sécuritaire entre les deux pays.

Parmi les secteurs au coeur de la visite algérienne à Niamey : l’énergie, comme l’illustre la pose, par les deux Premiers ministres, de la première pierre d’une centrale électrique prévue pour une capacité de 40 mégawatts, dans la zone de Gorou Banda. Des discussions ont aussi été engagées autour de l’exploitation du bloc pétrolier de Kafra par la compagnie algérienne Sonatrach.

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