La Côte d’Ivoire accélère l’opérationnalisation de ses promesses en matière de Transition bas carbone. (Ph: Dr)

Des parties prenantes du climat sont réunis du 25 au 27 mars, pour transformer les engagements des Cdn 3.0 de la Côte d’Ivoire.

Quatre mois après la présentation de ses Contributions déterminées au niveau national révisées (Cdn 3.0) à la Cop 30 de Belém, la Côte d’Ivoire franchit un cap stratégique : celui de la mise en œuvre concrète.
Du 25 au 27 mars 2026, plus de 200 acteurs du secteur climatique sont réunis à Grand-Bassam pour transformer ces engagements en projets finançables, avec un objectif ambitieux : mobiliser 62,06 milliards de dollars, soit 35 096 886 875 920 Fcfa (trente-cinq mille quatre-vingt-seize milliards huit cent quatre-vingt-six millions huit cent soixante-quinze mille neuf cent vingt francs Cfa) d’ici à 2035.

Organisé par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (Minete), avec l’appui du Pnud, d’Expertise France, de la Giz et du Global Green Growth Institute (Gggi), cet atelier s’inscrit dans la dynamique post-Cop 30. Les Cdn 3.0, adoptées en novembre 2025, fixent des objectifs majeurs : réduire de 33 % les émissions de gaz à effet de serre, porter les énergies renouvelables à 46 % du mix énergétique, restaurer 1,5 million d’hectares de forêts et protéger 70 % des zones côtières vulnérables.

À l’ouverture de cet atelier, le mercredi 25 mars 2026 à Grand-Bassam, Yanni-Domingo, directrice de cabinet adjointe du Minete, a déclaré que l’enjeu de cette rencontre est clair : « coconstruire un plan d’investissement opérationnel, fondé sur des projets concrets, priorisés et finançables ». Il s’agit notamment d’identifier les initiatives existantes, de structurer un portefeuille national de projets climat et d’évaluer précisément les besoins de financement ainsi que les écarts à combler.

Même vision du côté des partenaires techniques. Guillaume Vermeulen, chef de projet Tbc, représentant du directeur pays d’Expertise France, souligne la nécessité de « passer d’une ambition stratégique à une organisation opérationnelle », en insistant sur l’importance de la collaboration entre acteurs publics, privés et de la société civile.

Répartis en huit groupes sectoriels – énergie, agriculture, foresterie, industrie, déchets, santé, économie bleue et infrastructures –, les participants travaillent à cartographier les projets, évaluer leur maturité et identifier les mécanismes de financement adaptés. Cette approche vise à bâtir un portefeuille crédible et attractif pour les bailleurs.

Au-delà du chiffre de 62 milliards de dollars, c’est toute une architecture financière nationale qui se met en place. À l’issue de l’atelier, un portefeuille consolidé de projets bancables sera disponible, renforçant la capacité du pays à mobiliser des financements internationaux.

Par cette initiative, la Côte d’Ivoire confirme son ambition de devenir un modèle africain en matière d’action climatique, en traduisant ses engagements en résultats concrets, mesurables et durables.