Une équipe spécialisée a réussi à atteindre le méthanier, d’après le ministère de la Défense du Gouvernement d’unité nationale (GNU) libyen.
Les autorités libyennes ont annoncé, mardi 24 mars, avoir « sécurisé » l’Arctic Metagaz, qui dérivait en Méditerranée depuis le 3 mars. Le ministère de la Défense du Gouvernement d’unité nationale (GUN), basé à Tripoli, a publié un communiqué et une vidéo où on entraperçoit l’épave qui dérivait vers les côtes de la ville de Zouara, à l’ouest de la Libye, ainsi qu’un petit semi-rigide avec quatre hommes à bord et un remorqueur. Il s’agirait du remorqueur Assameeda, selon des images diffusées par le port de Misrata, mardi 24 mars.
Le ministère de la Défense affirme que le Centre de coordination et de sauvetage ainsi que la Garde côtière supervisent l’opération. Il précise encore que des équipes spécialisées ont réussi à atteindre le méthanier, à le sécuriser et à le prendre en remorque, en vue de de le conduire vers un site approprié, pour empêcher qu’il ne dérive vers la côte. Il ajoute encore qu’un remorqueur travaillant habituellement sur les champs pétroliers apporte un soutien technique et logistique. Le port de Misrata a également indiqué, mercredi 25 mars, qu’un autre remorqueur, le Misurata, était engagé dans l’opération de sauvetage, avec neuf personnes à bord, dont des ingénieurs et techniciens. Il semble que, pour le moment, le navire soit maintenu au large et non remorqué vers un port.
D’autres images, diffusées par des médias libyens, montrent le navire avec une gîte importante et très enfoncé sur la poupe.
L’Arctic Metagaz, méthanier de 277 mètres battant pavillon russe, qui transportait du gaz naturel liquéfié venant du projet russe Arctic LNG 2, a été abandonné par son équipage le 3 mars après un violent incendie survenu en Méditerranée. Les autorités russes ont affirmé qu’il avait été victime d’une frappe de drone ukrainienne. Le navire a depuis dérivé entre les côtes de Malte, de Lampedusa, de Linosa et de la Libye. Des images aériennes ont montré que le méthanier avait été ravagé par l’incendie, présentant également des brèches sur ses bordés bâbord et tribord, et une gîte importante. Deux cuves pourraient être encore intactes et on ignore quelle quantité de gaz reste à bord. Le navire contiendrait également 700 tonnes de fioul et de gasoil, pouvant causer une pollution marine.
La compagnie pétrolière nationale libyenne NOC (National Oil Corporation) avait annoncé le 21 mars avoir engagé, avec son partenaire, la compagnie pétrolière italienne Eni, une société internationale spécialisée dans ce type de sauvetages, alors que le navire dérivait vers la Libye. Le ministre des Transports du GNU a déclaré qu’elle devait réaliser le déchargement du contenu des cuves à bord du méthanier.
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