“Le Kenya vient d’ajouter un nouveau poids lourd l’histoire des origines de l’humanité”, résume le quotidien kényan Daily Nation. Plus de dix ans après la découverte des premiers ossements du spécimen KNM-ER 64061 dans la région du lac Turkana, dans le nord du pays, en 2012, une analyse vient de révéler que le squelette est le plus complet du genre Homo habilis découvert à ce jour.

Un “jackpot fossile”, estime le journal kényan, qui conforte le pays dans son ambition de faire de la région de Turkana une capitale du tourisme des origines de l’homme moderne.

Homo habilis est l’un des “premiers membres du genre Homo”, rappelle le magazine Scientific American. “Son cerveau volumineux et son visage plat – des caractéristiques que l’on retrouve chez l’homme moderne – ont longtemps distingué cette espèce des homininés plus anciens comme Australopithecus africanus”, note le journal.

Mais l’analyse de ce squelette “exceptionnellement complet”, poursuit le magazine, révèle qu’Homo habilis avait une apparence bien moins moderne que nous.

L’étude, publiée dans The Anatomical Record le 13 janvier, indique que le spécimen mesurait aux alentours de 1,60 mètre et pesait une trentaine de kilos. Elle confirme par ailleurs qu’Homo habilis avait de longs bras musclés, “plus semblables aux proportio