Des hommes armés ont attaqué le 1er février un poste de police, une église et enlevé cinq personnes dans un district du centre du Nigeria où plus de 250 écoliers avaient été enlevés dans une école catholique fin 2025, a indiqué la police.
L’attaque a eu lieu tôt le 1er février à Agwara, dans la même zone où quelque 300 élèves avaient été kidnappés lors d’un enlèvement de masse en novembre. Ces nouvelles violences s’inscrivent dans un contexte de recrudescence des enlèvements dans le pays le plus peuplé d’Afrique.
Les écoliers ont été libérés en décembre. Il s’agissait d’un des plus grands enlèvements de masse au Nigeria.
Concernant l’attaque du 1er février, « vers 03h40 (02h40 GMT), des bandits armés ont envahi la communauté d’Agwara, ont attaqué le poste de police (…), auraient utilisé de la dynamite pour l’incendier, après avoir pris le dessus » sur les policiers, a déclaré la police dans un communiqué.
« Les terroristes se sont ensuite rendus à l’église UMC (United Methodist Church) de la communauté, ont incendié une partie de l’église, se sont dirigés vers d’autres zones et ont enlevé environ cinq personnes », selon la police.
Washington exerce des pressions diplomatiques sur Abuja au sujet de violences que le président américain, Donald Trump, qualifie de « génocide » et de « persécution » des chrétiens.
Par ailleurs, dans l’Etat de Borno (nord-est), épicentre d’une insurrection islamiste de longue date menée par Boko Haram et son rival de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), l’armée a annoncé dimanche avoir tué un commandant jihadiste de haut rang et dix combattants de Boko Haram lors d’un raid nocturne. Le chef islamiste a été identifié comme Abu Khalid, numéro deux de Boko Haram dans la forêt de Sambisa.
L’armée a précisé qu’aucune perte n’avait été enregistrée dans ses rangs lors de cette opération. Jeudi, plus de 20 personnes parmi lesquelles cinq soldats, 15 ouvriers du bâtiment et des chasseurs locaux, ont été tuées par l’ISWAP.
L’insurrection jihadiste a fait plus de 40.000 morts et déplacé environ deux millions de personnes dans le nord-est du pays depuis son déclenchement en 2009, selon les Nations unies.
La Rédaction (avec AFP)
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