Accrochés aux murs de La Chambre Claire Glaire, rue Voltaire, à Douarnenez, certains clichés de Sandrine Rousseau ressemblent, de près comme de loin, à des peintures. « Les personnes qui observent mes photographies ont souvent cette impression. C’est l’effet de la double exposition : je photographie un premier paysage, puis un second, et je les superpose, en quelque sorte, pour ne faire qu’une seule et même photographie », explique Sandrine Rousseau, qui vit en Ariège.
« J’ai baigné dans leurs histoires »
C’est toutefois au Maroc, plus précisément à Fès, qu’elle s’est rendue afin de réaliser l’exposition « Passage », visible gratuitement, du samedi 28 mars au samedi 9 mai, à Douarnenez. « Ma grand-mère a vécu au Maroc pendant une bonne partie de sa vie, ma mère jusqu’à ses 20 ans, j’ai baigné dans leurs histoires pendant toute mon enfance. Je m’y suis rendue pour la première fois il y a quinze ans et j’ai eu l’envie de m’identifier à cette lignée familiale à travers la photographie. Depuis, je m’y rends deux fois par an. Cette exposition est une marque de mon passage dans les ruelles de la médina de Fès entre 2020 et 2025 », explique Sandrine Rousseau, mère de trois filles, à qui elle a aussi transmis cette histoire familiale.
Ce lien avec l’imaginaire de l’enfance se ressent dans le côté légèrement nostalgique et suranné de la trentaine de clichés exposés (la photographe a réalisé, au total, onze séries de neuf photos dans le cadre de « Passage »). « J’ai utilisé du papier artisanal japonais, ce qui renforce la douceur des photographies. Et puis, cela colle bien avec l’esprit de Fès, où tout paraît artisanal. »
Pratique
« Passage », de Sandrine Rousseau, du samedi 28 mars au samedi 9 mai, à la Chambre Claire Galerie, 3, rue Voltaire. Ouverte du mardi au samedi, de 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h. Vernissage ce samedi en présence de la photographe.