Les discussions duraient depuis des mois, au sommet de l’Union européenne (UE). Elles ont abouti à un « accord historique », selon le terme de l’eurodéputé néerlandais Dirk Gotink, autour d’une réforme douanière. Son objectif déclaré : juguler le flot « exponentiel » des petits colis du e-commerce, en provenance de pays hors de l’UE, avec une série de mesures qui entreront progressivement en vigueur d’ici 2028 — avec la création d’une autorité douanière européenne, installée à Lille (Nord). Dans le viseur : les plates-formes asiatiques telles que Shein, Temu, AliExpress, et leurs collections de vêtements, bijoux, objets de déco, meubles à prix cassés qui déferlent en Europe.

Les colis individuels, de faible valeur, « submergent les autorités douanières européennes et offrent une porte d’entrée dans l’UE aux produits dangereux », rappelle un communiqué du Parlement européen. En 2025, l’Union européenne a ainsi reçu 5,8 milliards (12 millions par jour) de biens de faible valeur.