Vingt-deux personnes, parties de Libye, sont mortes en mer Méditerranée et leurs corps ont été jetés à l’eau : tel est le drame que des survivants, secourus par un bateau de l’agence européenne Frontex, ont rapporté aux garde-côtes grecs, selon l’ Agence France-Presse (AFP).

Selon un bref communiqué émis par les garde-côtes, vendredi 27 mars 2026, en soirée, ces migrants sont morts après que leur embarcation pneumatique a erré, en mer, pendant six jours.

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Vingt-six personnes secourues

Vingt-six personnes, dont une femme et un mineur, dont la nationalité n’a pas été précisée, ont pu être secourus, jeudi 26 mars, à la mi-journée, par les garde-côtes, au large de l’île grecque de la Crète.

S’appuyant sur les déclarations des survivants, les garde-côtes grecs ont précisé à l’AFP que l’embarcation avait quitté, le 21 mars, la région de Tobrouk, une ville portuaire de l’est de la Libye, à destination de la Grèce, porte d’entrée de nombreux migrants en quête d’asile dans l’Union européenne. « Au cours du trajet, les passagers ont perdu leur orientation et sont restés en mer pendant six jours sans eau ni nourriture », poursuit le communiqué. Les corps des personnes décédées auraient été jetés à la mer, sur ordre de l’un des passeurs.

Deux hommes poursuivis pour « homicides par négligence »

Les autorités grecques ont par ailleurs arrêté deux hommes de 19 et 22 ans, de nationalité sud-soudanaise, soupçonnés d’être les passeurs. Ils sont poursuivis notamment « pour entrée illégale dans le pays » et « homicides par négligence », indique encore le communiqué.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 7 667 personnes sont mortes ou ont disparu sur les routes migratoires, en 2025, un chiffre probablement sous-estimé.