En signant un nouveau podium sur la scène européenne en super-G, le skieur de Peyragudes, Adrien Fresquet, a décroché son ticket pour la Coupe du Monde. Après deux saisons de blessures, le Haut-Pyrénéen vise désormais la constance et les Jeux olympiques 2030.
Alors que la saison de ski touche à sa fin, le Haut-Pyrénéen Adrien Fresquet vient de s’offrir un beau cadeau la semaine dernière à Saalbach en Autriche.
Pour les finales de la coupe d’Europe, il a pris la 3e place du super-G. Un podium qui lui a permis de terminer également à la même place du général final.
Dossard garanti sans batailler en qualifications
Au-delà de cet accessit et de la satisfaction qu’il apporte, c’est surtout la conséquence qui importe, puisqu’à 27 ans, c’est un dossard garanti pour toute la saison prochaine sur les épreuves de Coupe du Monde de la spécialité.
Fini donc les batailles en qualifications, le sociétaire du ski club Peyragudes sera automatiquement au départ.
Un résultat qu’il accueille avec une réelle satisfaction : « C’est un retour encourageant après deux années marquées par les blessures, commente-t-il, j’avais des objectifs plus élevés en Coupe du Monde notamment, mais je n’ai pas toujours été chanceux au niveau des conditions. Après, souvent, c’est moi qui ai fait le choix d’aller en Coupe d’Europe, justement en prévision du général et du dossard nominatif. J’ai souvent tourné autour des points, aux portes du top 30, je fais de bons passages, malheureusement il y a aussi trop de fautes qui me coûtent de gros résultats. Le niveau, je l’ai, mais je n’ai pas encore la clé pour faire tout ce qu’il faut du début à la fin ».
« Trouver de la constance et de la régularité »
C’est justement en ayant décroché une place nominative que le skieur de Peyragudes pourrait à l’avenir franchir une étape sur le circuit mondial.
Adrien Fresquet explique : « Ça va m’apporter de la sérénité et je pourrai me concentrer sur les courses sans avoir à me livrer à fond en qualification. Je dois trouver de la constance et de la régularité. Un gros résultat fait vite tomber les dossards et c’est primordial pour finir devant ».
C’est, donc, le moral gonflé à bloc que le spécialiste de la vitesse pourra aborder la future saison d’autant que l’on repart pour un cycle de quatre ans qui va conduire aux Jeux olympiques 2030. En France qui plus est ! Un rendez-vous qu’Adrien Fresquet aura le temps de préparer : « C’est sûr oui que j’y pense. Pour cette année, je n’y croyais pas trop après deux années de blessure. Il fallait déjà revenir, mais pour 2030, oui, j’espère. Je serai normalement dans la pleine génération qui doit postuler à une place. C’est une grosse source de motivation, en plus avec la perspective de courir en France avec la famille et mes amis. En vitesse, on n’a pas souvent la chance de courir chez nous. Ce serait vraiment cool ! ».
Champion de Monaco avant les France
La saison n’est pas terminée il reste un rendez-vous pour les skieurs, celui des championnats de France qui se déroulent cette semaine à Tignes.
Adrien Fresquet prendra part à la descente et au super-G avec de belles intentions, conforté également par sa victoire au championnat de Monaco, mardi dernier, en remportant le super-G (1.03″90) disputé au Grand-Bornand avec 0.22″ d’avance sur Blaise Giezendanner.
Sacré champion de France du super-G en 2021, Adrien Fresquet a toutes les cartes en mains pour se lancer à la conquête d’un deuxième titre qui mettrait de nouveau les Hautes-Pyrénées au sommet du ski français.