La question de l’augmentation salariale attendue, estimée à environ 1000 dirhams, ainsi que le devenir du statut de base, ont dominé les travaux de la réunion ayant réuni le bureau national du Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail, avec des représentants du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le jeudi 26 mars 2026 à Casablanca.

Selon un communiqué du syndicat consulté par Le Site Info, le ministère a indiqué que la mise en œuvre de cette augmentation reste en cours de concertation avec le ministère des Finances. Deux options sont actuellement à l’étude : soit l’instauration d’une indemnité complémentaire via un décret, soit l’adoption d’une décision conjointe entre les deux ministères.

Dans le même contexte, le ministère a révélé que le chantier de révision du statut de base est entré dans une nouvelle phase, suite à la promulgation de la loi 59.24. Les textes réglementaires correspondants sont actuellement en cours d’élaboration, parallèlement à la révision du statut afin de l’adapter aux dispositions de cette loi.

Concernant les examens professionnels, le ministère a annoncé que les résultats seront publiés dans les plus brefs délais, entre vendredi et samedi 26 et 27 mars. Il a également réaffirmé son engagement à régulariser la situation des fonctionnaires titulaires d’un doctorat, conformément aux accords précédemment conclus avec le syndicat.

Le ministère a par ailleurs reconnu l’existence de dysfonctionnements dans les sujets d’examen, jugés désormais obsolètes, et s’est engagé à les actualiser, tout en révisant les contenus de formation et les méthodes d’évaluation afin de les adapter aux évolutions actuelles.

S’agissant de l’aménagement du temps de travail, les représentants du ministère se sont engagés à soumettre de nouveau la question de l’exonération des frais d’inscription au ministre, en vue d’adresser une circulaire aux présidents d’université à ce sujet.

En matière de ressources humaines, le ministère a admis un déficit important en effectifs, précisant que la répartition des postes n’a pas encore été effectuée. Il s’est toutefois engagé à réserver entre 33 % et 34 % des postes aux fonctionnaires, un taux inférieur aux 50 % revendiqués par le syndicat.

Concernant la formation, le ministère a affirmé sa volonté de généraliser les programmes de formation continue à l’ensemble des fonctionnaires, en veillant à ce qu’ils soient sanctionnés par des certifications reconnues, dans une logique de valorisation des compétences et de renforcement des parcours professionnels.

Le ministère a également annoncé le lancement prochain d’une plateforme électronique dédiée au suivi de la situation administrative et financière des fonctionnaires. Celle-ci est actuellement en phase pilote au niveau de l’administration centrale, avant sa généralisation.

En ce qui concerne la gestion des tâches administratives, une note sera adressée aux établissements universitaires afin d’interdire toute intervention des agents des sociétés de sous-traitance dans les missions administratives.

Enfin, plusieurs problématiques liées à certains établissements universitaires ont été soulevées lors de la réunion, notamment celles relatives à la gestion administrative et aux restrictions sur l’action syndicale. La nécessité de trouver des solutions urgentes a été soulignée.

Dans la conclusion de son communiqué, le bureau national du syndicat a réaffirmé son attachement à l’adoption d’un statut de base juste et équitable, tout en poursuivant le suivi de ce dossier avec sérieux et responsabilité, et en se déclarant prêt à engager toutes les formes de mobilisation pour défendre les droits et les acquis des travailleurs.