Le G7 d’Evian aura lieu au mois de juin, mais son organisation suscite déjà de vives tensions diplomatiques. Ce jeudi, l’Afrique du Sud a fait savoir que la France lui avait «retiré son invitation» pour le sommet diplomatique «en raison de pressions continues» et d’une menace de «boycott» émanant des Etats-Unis.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré en retour que Paris n’avait cédé «à aucune pression». «Nous avons fait un choix cohérent avec notre décision de tenir un G7 resserré et focalisé sur les questions géo-économiques», a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. Interrogé sur le fait de savoir si Pretoria avait effectivement bénéficié d’une invitation, le ministre n’a pas répondu.

En novembre, Donald Trump a boycotté le sommet du G20 organisé à Johannesburg, en Afrique du Sud, et il a depuis exclu le pays des travaux de ce groupe dont les Etats-Unis assurent cette année la présidence tournante. Au sommet de ce même G20, Emmanuel Macron avait personnellement invité Cyril Ramaphosa, le président sud-africain, à participer au G7 d’Evian. Ce sommet rassemble traditionnellement un groupe de sept pays parmi les plus industrialisés de la planète, mais ses travaux sont régulièrement élargis à des pays invités, à l’instar cette année du Brésil, de l’Inde ou de la Corée du Sud.