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Le Journal en français facile.
Adrien Delgrange.
16 heures en temps universel.
Ravi de vous retrouver pour une nouvelle édition du Journal en français facile.
Nous sommes le mercredi 25 mars. Voici les titres de cette édition :
C’est un texte pas comme les autres qui est présenté, à l’heure actuelle, à l’ONU. Le Ghana veut que la traite des esclaves soit reconnue comme « le crime le plus grave de l’histoire de l’humanité », nous explique, dans un instant, Christina Okello.
La guerre au Moyen-Orient. La télévision d’État iranienne affirme que l’Iran a refusé la proposition d’un plan de paix venu des États-Unis.
Et puis, en France, plus de décès que de naissances. C’est du jamais-vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
25 mars. Le Ghana espère en faire une journée historique. À New York, au siège des Nations unies, les autorités ghanéennes présentent une résolution – un texte soumis au vote des États membres – pour qualifier la traite des esclaves comme « le crime le plus grave de l’histoire de l’humanité ». Petit point historique juste avant de donner la parole à Christina Okello et d’importance : entre [les] XVᵉ et XIXᵉ siècles, 15 à 20 millions d’Africains ont été déportés, déplacés de force vers les Amériques et les Caraïbes.
Christina Okello, bonjour.
Bonjour, Adrien. Bonjour à tous.
Alors, avec ce vote au siège des Nations unies, expliquez-nous ce qui se joue concrètement aujourd’hui.
Le Ghana veut aller plus loin que la simple reconnaissance de l’esclavage. Accra demande des réparations concrètes. Par exemple, des fonds pour l’éducation, des formations pour les jeunes ou encore un soutien aux entrepreneurs africains. L’objectif, Adrien, c’est de corriger les inégalités héritées de cette histoire, car plus de 12 millions d’Africains ont été déportés pendant la traite transatlantique. Le Ghana est directement concerné. À l’époque appelé « Gold Coast », il était un point de départ important de cette traite. Aujourd’hui encore, des forts et des châteaux témoignent de ce passé. Le pays demande donc, aussi, la restitution d’objets culturels emportés pendant cette période. Pour les autorités ghanéennes, ces objets, Adrien, sont importants. Ils font partie de l’histoire et de l’identité des peuples africains. Mais la question des réparations reste difficile. Les responsabilités sont encore contestées et il n’existe pas encore de mécanisme clair pour mettre en place ces réparations.
Alors, justement, Christina, ces réparations, ont-elles une chance d’aboutir ?
Écoutez. En fait, c’est pas encore unanime. Beaucoup de personnes que j’ai pu joindre m’ont dit, en gros : les personnes qui votent cette résolution sont, aussi, ceux qui ont fait partie de l’esclavage, qui ont imposé l’esclavage. Donc, du coup, toutes les voix ne sont pas encore unanimes sur cette question.
Et c’est à l’heure actuelle que ce vote, donc, se déroule à l’Assemblée [générale] des Nations unies.
Oui, c’est maintenant en cours. Tous les États membres sont en train de poser leurs arguments. Donc, on va attendre la résolution. On aura l’annonce officielle d’ici quelques heures.
Merci beaucoup, Christina Okello, dans notre Journal en français facile.
Le chef de l’ONU, d’ailleurs, qui s’est exprimé sur un tout autre sujet : la guerre au Moyen-Orient. Une guerre « hors de contrôle », qui risque de provoquer « une marée de souffrance humaine », vient de déclarer Antonio Guterres.
25ᵉ jour de guerre au Moyen-Orient. Sur la question des négociations entre l’Iran et les États-Unis, il y a quelques instants, la télévision d’État iranienne affirme que l’Iran a refusé le plan de paix proposé par les États-Unis pour essayer de mettre fin à cette guerre. « La guerre prendra fin lorsque l’Iran décidera d’y mettre fin, et non lorsque Trump le décidera », toujours d’après la télévision d’État iranienne.
Après plus de trois semaines de conflit armé, un homme s’érige ouvertement contre cette guerre : Pedro Sanchez, le chef du gouvernement espagnol.
« Il s’agit d’une guerre illégale, absurde et cruelle, qui nous éloigne encore davantage de nos objectifs économiques, sociaux et environnementaux. Nous disons non à la violation unilatérale du droit international. Nous disons non à la répétition des erreurs du passé. Nous disons non à la dissimulation de la cupidité et des calculs politiques sous couvert de démocratie. En bref, nous disons non à la guerre. Nous ne sommes pas confrontés à la même situation qu’avec la guerre illégale en Irak. Nous sommes confrontés à quelque chose de bien pire, avec un impact potentiellement beaucoup plus vaste et beaucoup plus profond. »
Le Premier ministre espagnol, le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, qui s’exprimait, ce matin, à Madrid devant les députés espagnols.
Une guerre aux répercussions mondiales. Cet après-midi, à l’Assemblée nationale française, lors d’un débat sur cette crise au Moyen-Orient, le Premier ministre français annonce un nouvel investissement colossal en munitions, des munitions pour l’armée française. Sébastien Lecornu prévoit des commandes supplémentaires de munitions d’ici 2030, à hauteur de 8 milliards 500 millions d’euros.
Le Journal en français facile.
Intéressons-nous, à présent, à la population française. Et, plus précisément, à travers sa démographie. L’année dernière, en France, il y a eu beaucoup plus de décès que de naissances. Du jamais-vu dans le pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et, pourtant, Sylvie Koffi, la population française continue d’augmenter.
Comment, en effet, expliquer ce paradoxe ? Plus de décès, moins de naissances en France et, pourtant, une population qui ne cesse de croître. Le démographe Gilles Pison, auteur de cette étude publiée par l’Ined, explique que c’est en raison du solde migratoire positif.
« Il y a plus d’entrées de personnes sur le territoire que de sorties du territoire, et ceci depuis de nombreuses années. Eh bien, ce solde migratoire, il est positif et il fait plus que compenser l’excédent des décès sur les naissances. En 2025, l’Insee estime ce solde migratoire à 176 000 personnes. Le solde migratoire positif en 2025 a largement compensé l’excédent des décès sur les naissances. Et cela devrait continuer à être le cas pendant encore plusieurs années. »
En clair, l’immigration reste un facteur déterminant de l’évolution démographique, et c’est vrai dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.
Refermons ce journal par une histoire rocambolesque. Au Real Madrid – présenté comme le club de football le plus grand au monde –, les médecins du Real Madrid devaient soigner une blessure à la jambe de l’attaquant français Kylian Mbappé. Les médecins se sont trompés de jambe. Une situation qui a provoqué la colère du capitaine de l’équipe de France, blessé au genou depuis décembre. Kylian Mbappé s’est, depuis, envolé avec l’équipe de France. Il est, à l’heure actuelle, aux États-Unis avant deux matchs amicaux pour le Mondial. Explications vues de Madrid par la correspondance de Pierre Chapron.
Scénario de science-fiction pour les uns. La pire humiliation du Real Madrid pour les autres. Les médias espagnols s’en donnent à cœur joie. La raison : la blessure de Kylian Mbappé. Touché au genou gauche début décembre, l’attaquant français aurait été victime d’un mauvais diagnostic. Les médecins du club auraient examiné la mauvaise jambe. Résultat : l’incrédulité est totale de ce côté-ci des Pyrénées. Info ou intox ? L’information met en lumière les carences du service médical du Real, critiqué depuis plusieurs années. Et, quand bien même le club aurait fait le ménage en remerciant les médecins concernés, la nouvelle équipe souffre, elle aussi, d’une mauvaise réputation. Elle avait été, déjà, congédiée en 2023, après une avalanche de blessures et des joueurs qui, à l’époque, ne lui faisaient plus confiance, préférant demander un deuxième avis à leur propre médecin. Une mauvaise comédie, dont le Real se serait bien passé. Alors que, cette saison, 19 joueurs ont été touchés par des blessures, Mbappé, lui, n’a joué que 47 minutes depuis un mois. Et c’est à Paris qu’il est venu passer de nouveaux examens. Pierre Chapron, Madrid, RFI.
Autre histoire, autre feuilleton. Celui-ci concerne la Coupe d’Afrique des nations. On parle toujours de football. On apprend, à l’instant, que la Fédération sénégalaise de foot fait appel, devant le Tribunal arbitral du sport, de la décision de la Confédération africaine de football d’attribuer sur tapis vert la CAN 2025 au Maroc.
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