Cuscenza fête ses 10 ans : quel bilan tirez-vous de cette aventure ? Quels ont été les moments les plus marquants, les plus difficiles… Et les plus gros tubes ?
Le plus dur, c’est clairement toute l’organisation au quotidien. On est une association avec un emploi du temps chargé. Chaque membre a un travail, une vie à côté… C’est un peu comme gérer une entreprise en bénévolat. Par exemple, pour ce concert à l’Empire, on s’est organisés en binômes pour aller afficher dans toute la ville, parfois de 21 heures à 2 heures du matin. Et à côté de ça, il y a les répétitions, les réunions, la communication, la création…
Financièrement aussi, c’est compliqué. Nous sommes 16, et un concert comme celui-ci représente environ 30 000 euros sans aides ni subventions. La plupart du temps, on rentre juste dans nos frais. Alors on mise beaucoup sur la communication – avec l’aide précieuse d’Alexandre Negroni et son agence Fà Mottu – et sur la vente de CD, de t-shirts ou de produits dérivés. L’objectif, c’est toujours de pouvoir réinvestir dans la création.
Pour les plus beaux moments… On ne peut pas en citer qu’un seul. Le premier concert de création au palais des congrès reste marquant.
Alexandre Lucia…