Le musée du quai Branly-Jacques Chirac accueille l’exposition « Africa Fashion » du 31 mars au 12 juillet 2026.Conçue par le Victoria and Albert Museum, elle propose de mettre en lumière l’effervescence de la mode africaine.Et offre un dialogue foisonnant entre les créateurs de la scène contemporaine africaine et les collections historiques du musée.

Après avoir séduit Londres, New York, Chicago, Melbourne et Montréal, l’exposition « Africa Fashion » fait une escale au musée du quai Branly-Jacques Chirac du 31 mars au 12 juillet 2026. Conçue par le Victoria and Albert Museum, cette grande exposition propose un tour d’horizon réjouissant de la mode en Afrique. Du Nigeria au Mali en passant par le Maroc ou le Sénégal, la scène créative africaine est aussi dynamique que variée, à l’image du continent lui-même. 

L’exposition propose ainsi un dialogue entre les plus grands créateurs de mode de la scène contemporaine africaine et les riches collections historiques du musée. « Pour l’occasion, le musée met en lumière sa collection de textiles, accessoires et bijoux africains, ainsi qu’une sélection de photographies issues de ses archives et collectées auprès du public », détaille l’établissement dans un communiqué de presse. 

Alchemy collection, Thebe Magugu.

Alchemy collection, Thebe Magugu.

– Kristin Lww MoolmanLa mode, un acte politique

Un parcours en sept sections permet au visiteur de prendre toute la mesure de la scène africaine de la mode. Le voyage débute dans les années 1950 avec les bouleversements politiques et sociaux qui accompagnent les mouvements d’indépendance en Afrique. On assiste alors à une longue période de créativité dans le domaine de la mode, de la musique et des arts visuels. 

La fabrication et le port de tissus africains traditionnels deviennent alors des actes politiques. La deuxième section met en lumière l’importance du textile dans de nombreux pays africains tandis que la troisième s’arrête sur le parcours de cinq créateurs africains emblématiques du 20ᵉ siècle : Shade Thomas-Fahm (né en 1933), Chris Seydou (1949-1994), Kofi

Ansah (1951-2014), Alphadi (né en 1957), Naïma Bennis (1940-2008). 

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Le parcours se poursuit avec la présentation de portraits photographiques de la deuxième moitié du 20ᵉ siècle et la mise à l’honneur de la nouvelle génération de créateurs, de collectifs, de stylistes et de photographes de mode qui ont un impact mondial. Enfin, le voyage se termine sur le nouveau panafricanisme qui dépasse les frontières du continent et sur le dialogue des textiles et accessoires issus des collections du musée avec la haute couture contemporaine.

Rania HOBALLAH