Après avoir balayé le Guatemala à Gênes, la sélection nationale s’apprête à défier cette fois-ci un grand d’Amérique du Sud, l’Uruguay de Marcelo Bielsa.
Un choc entre mondialistes qui donnera aux Verts un avant-goût de ce qui les attend, cet été, aux Etats-Unis. S’il ne faudra certainement pas s’attendre à ce que les Verts reproduisent leur festival offensif de vendredi soir, il est, néanmoins, attendu d’eux qu’ils répondent aux exigences d’une telle affiche en matière d’engagement physique, de discipline tactique et de présence dans les duels. Car, les coéquipiers de Riyad Mahrez auront face à eux une sélection connue pour sa grinta et son style défensif assez rugueux. Comme mis en exergue dans ces mêmes colonnes, l’EN risque, ainsi, de se heurter à une défense où les espaces seront moindres que face au Guatemala et l’intensité beaucoup plus présente dans les duels avec, notamment, des éléments biberonnés dans le très haut niveau international, à l’image de Guillermo Varela (Flamengo) Mathias Olivera (Napoli), Ronald Araujo (FC Barcelone) ou encore José Maria Gimenez (Atlético de Madrid).
Technique et grinta au menu
La formation de Marcelo Bielsa se présentera, d’ailleurs, presque au grand complet avec comme seule absence notable le piston gauche titulaire vendredi à Wembley face à l’Angleterre, Joaquin Piquerez (Palmeiras), forfait suite à sa blessure aux ligaments de la cheville. Outre sa défense de fer, l’adversaire uruguayen se présentera sur l’herbe fraiche de l’Allianz Stadium de Turin avec un milieu de terrain composé d’un trio qui muscle l’entrejeu où Federico Valverde (Real Madrid), Manuel Ugarte (Manchester United) et Maximiliano Araujo (Sporting Portugal) dictent souvent le tempo. Il est, aussi, possible que le coach argentin Bielsa lance d’entrée Santiago Bueno et Agustín Alvarez Martinez, qui n’ont pas participé au match nul 1-1 contre l’Angleterre vendredi dernier, question de donner plus de tonus et d’allant à son onze.
Possibles adversaires au Mondial
Pour faire face à une telle armada, Vladimir Petkovic devrait lancer un onze «classique» avec, dans la cage, celui qui a officié comme titulaire lors de la dernière CAN, Luca Zidane. En défense, Rafik Belghali et Rayan Aït-Nouri devront occuper les couloirs d’une défense dont l’axe s’appuiera sur l’expérimentée paire Ramy Bensebaïni-Aïssa Mandi. Au milieu de terrain, le retour à la compétition de Hichem Boudaoui devrait, en parallèle, faire beaucoup de bien aux Verts, au même titre que celui d’Ibrahim Maza auquel « Vlado » confiera, à n’en pas douter, les clés du jeu. Reste, néanmoins, à savoir si le tacticien bosnien reconduira Ramiz Zerrouki ou voudra revoir à l’œuvre Yacine Titraoui en sentinelle. En attaque, si la présence du capitaine Riyad Mahrez ne fait aucun doute sur le flanc droit, Amine Amoura devrait, lui aussi, tenir son rôle à gauche alors que l’autre Amine, Gouiri de son nom, évoluera en pointe.
Au bon souvenir… de 2009
Arrivée en pleine forme physique, avec un mental au beau fixe et avec l’ambition de continuer à progresser sur la scène mondiale, l’EN aura, ainsi, en face une Céleste connue pour être une formation dynamique, physique et techniquement douée. Les deux sélections pourraient même se revoir cet été de l’autre côté de l’Atlantique lors… des huitièmes de finale de la Coupe du Monde. Cette rencontre aura également une dimension historique : ce sera seulement la deuxième confrontation entre l’Uruguay et l’Algérie.
La seule rencontre précédente remonte au 12 août 2009, lors d’un match amical à Alger qui s’était soldé par une victoire 1-0 pour les coéquipiers de Rafik Djebbour, buteur du soir. Ce match, disputé dans un stade du 5 juillet plein à craquer et dans une atmosphère d’euphorie post-qualification à la Coupe du monde après 24 ans d’absence, réunissait pour la première fois sur le terrain, côté uruguayen, Luis Suarez, Edinson Cavani et Sebastian Abreu, les deux premiers ayant inscrit leurs nomes en lettres d’or dans la légende de ce pays de seulement trois millions d’habitants.
-RACHID BELARBI