Guet-apens, agressions et harcèlement : en Belgique, les actes de haines envers les personnes LGBTQIA+ sont de plus en plus fréquents1. Les peines

L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté une loi portant de 5 à 10 ans de prison (contre un à cinq ans actuellement) ,soit la peine (maximale), en ce qui concerne les « actes contre nature » et des sanctions contre toute forme de « promotion, de soutien ou de financement » présumés de l’homosexualité, de la bisexualité et de la transsexualité.

2. Ousmane Sonko

Le projet de loi est porté par le Premier ministre sénégalais, qui a également prévu des sanction financières. « Toute personne qui aura commis un acte contre nature sera punie d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de 2 millions à 10 millions de francs ».

3. L’ONU

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a estimé que l’adoption de cette nouvelle loi était « profondément préoccupante » et a exhorté le Président « à ne pas promulguer cette loi néfaste ».

4. Arrestations

Depuis plusieurs semaines, le pays est secoué par une série d’arrestations, pour homosexualité présumée. Début février, 12 hommes, dont deux célébrités locales, avaient été arrêtés et accusés d' »actes contre nature », des termes désignant des relations « entre deux personnes de même sexe », selon les autorités.

Plusieurs des personnes interpellées ont été testées séropositives et sont accusées par les autorités sénégalaises de « transmission volontaire du VIH-sida par rapports sexuels non protégés et mise en danger de la vie d’autrui ».

Malades de longue durée : L’Arizona a calculé que 100.000 seraient capables de travailler… « Un chiffre issu d’une seule étude, qu’on a extrapolé »5. La culture

Une vidéo a été beaucoup vue sur le net, il s’agit de l’intervention de la députée Fama Ba. « Ici, dans notre Afrique, ici au Sénégal, nous n’acceptons pas l’homosexualité. Cela ne fait pas partie de notre culture, cela ne fait pas partie de notre tradition. C’est clair. » Cela fait évidemment écho à l’idée colportée par certains, que l’homosexualité « incrée » en l’Occident et menace le pays.

6. En Europe, des reculs sur certains droits sont documentés

L’Europe n’est pas immunisée. ILGA-Europe a signalé en 2025 un recul de plusieurs pays sur sa Rainbow Map, notamment la Hongrie et la Géorgie, dans un contexte de législations anti-LGBTI. L’organisation souligne que ces reculs s’inscrivent dans une érosion plus large des protections démocratiques.

7. Condamnés à mort

Selon Amnesty International, des lois érigeant l’homosexualité en infraction existent dans 64 pays du monde, sur un peu plus de 160 pays en tout. Dans certains pays, comme l’Arabie saoudite, la Mauritanie, l’Ouganda ou encore le Yémen, « les personnes ayant des relations sexuelles consenties avec un·e partenaire de même sexe peuvent être condamnées à mort ».

8. Le droit de manifester est lui aussi attaqué

Les attaques visent désormais aussi les rassemblements publics. En Hongrie, une loi adoptée le 18 mars 2025 a restreint la liberté de réunion en la reliant à la loi de 2021 sur la représentation de l’homosexualité et de la transidentité auprès des mineurs; le Parlement européen explique qu’elle a servi de base à l’interdiction de la Budapest Pride.

Enseignement : Pourquoi on redouble en Belgique (beaucoup) plus qu’ailleurs… Et pourquoi c’est (très) inefficace9. Les lois anti-LGBT aggravent aussi les risques sanitaires

La criminalisation n’a pas seulement un effet juridique: elle a des conséquences concrètes sur la santé publique. L’ONUSIDA rappelle que les lois punitives entravent l’accès aux services de prévention et de soins, et qu’elles augmentent les risques liés au VIH. L’agence défend explicitement la dépénalisation comme un levier de protection de la vie et de la santé.

C’est d’ailleurs le cas au Sénégal où certaines organisations de lutte contre le sida craignent que des personnes ne se détournent des soins de santé suite aux nouvelles lois et la pression exercée sur les homosexuels.

10. Du positif pour les droits LGBTQIA+

Pourtant, la dynamique mondiale n’est pas uniquement négative. L’ONUSIDA souligne qu’une vingtaine d’États ont supprimé ce type de lois en dix ans. Parmi les exemples récents, la Namibie a dépénalisé en 2024 les relations entre hommes, tandis que la Grèce a ouvert le mariage aux couples de même sexe la même année, avant que la Thaïlande ne devienne en 2025 le premier pays d’Asie du Sud-Est à reconnaître ces unions.