Une borne de recharge pour véhicule électrique à Auch, dans le Gers. JEAN-MARC BARRERE/HANS LUCAS VIA AFP
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De guerre en guerre, un même constat : l’Europe reste très dépendante des variations du prix du pétrole et du gaz qu’elle importe de l’extérieur. Un rapport récent du think tank The Shift Project soulignait l’ampleur de cette « exposition énergétique » qui vient saper la souveraineté du Vieux Continent, contraint ses politiques publiques et l’oblige à bien des contorsions diplomatiques. Pourtant, la « coalition climat » – pour reprendre l’expression utilisée par le philosophe Pierre Charbonnier – peine à s’appuyer sur ces soubresauts pour contrer la « coalition carbone » et hâter la bascule de l’Europe vers l’électrification et la sobriété.
Lucile Schmid, présidente du cercle de réflexion la Fabrique écologique, vient de faire paraître « Urgence politique, nécessité écologique » (PUF). La haute fonctionnaire s’y demande justement pourquoi « l’écologie n’a jamais trouvé sa place dans l’agenda des puissants ». Entretien.
L’écologie semble…
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