Un méthanier russe
endommagé lors d’une attaque présumée de l’Ukraine en
Méditerranée s’est détaché jeudi durant le remorquage, ont
déclaré les autorités libyennes chargées de l’opération.

Plusieurs pays de l’Union européenne, dont la France, ont
averti en mars contre le risque écologique que représente ce
navire.

L’opération de remorquage menée par la Libye, qui visait à
éloigner le navire des villes côtières situées à l’ouest de la
capitale, Tripoli, a échoué en raison des conditions
météorologiques extrêmes, a indiqué l’Autorité libyenne des
ports et des transports maritimes.

« Le méthanier est hors de contrôle et le remorqueur est
incapable de revenir pour le rattacher dans ces conditions
météorologiques dangereuses », déclare-t-elle.

Les garde-côtes libyens étaient chargés de remorquer le
navire abandonné la semaine dernière.

L’autorité a demandé à tous les navires et bateaux de la
marine d’éviter la zone et leur a conseillé de rester à au moins
10 milles marins de l’Arctic Metagaz, battant pavillon russe.

Le méthanier, chargé de gaz naturel liquéfié (GNL) en
provenance du port arctique russe de Mourmansk, dérive depuis
début mars, date à laquelle le ministère russe des Transports a
déclaré qu’il avait été touché par des drones navals ukrainiens
lancés depuis la Libye.

Ni l’Ukraine ni la Libye n’ont commenté l’incident.

L’Italie, la France, l’Espagne et six autres États membres
du sud de l’UE ont écrit à la Commission européenne en mars pour
avertir que le méthanier représentait « un risque imminent et
grave de catastrophe écologique majeure ».

(Rédigé par Ahmed Elumami ; version française Coralie Lamarque,
édité par Sophie Louet)