Le Maroc, un partenaire fiable dans la lutte contre la criminalité et le maintien de la sécurité

La Norvège voit en le Maroc un allié fiable pour lutter contre la criminalité transfrontalière.

Dans cette optique, la Norvège cherche à renforcer la coopération judiciaire et sécuritaire avec ce pays d’Afrique du Nord, en intensifiant ses efforts pour poursuivre les membres présumés de réseaux criminels transnationaux qui opèrent vraisemblablement depuis l’étranger, selon plusieurs responsables.

Le Service national d’enquête criminelle du pays, Kripos, a demandé la mise en place d’un cadre bilatéral officiel afin d’accélérer la coopération juridique et d’améliorer l’identification des figures clés derrière le crime organisé, en particulier dans le trafic de drogue.

Kristin Kvigne, chef de la police de Kripos, a déclaré que depuis 2022, l’agence a exhorté les autorités norvégiennes à atteindre un niveau de coopération plus élevé avec le Maroc, mais que les progrès ont été lents.

La police norvégienne estime qu’environ 19 citoyens norvégiens soupçonnés d’avoir des liens avec des réseaux criminels se trouvent actuellement au Maroc. Nora Pedersen, juriste auprès de la police norvégienne, a déclaré que les demandes judiciaires adressées aux autorités marocaines subissent souvent des retards, principalement en raison de l’absence d’un accord juridique spécifique visant à faciliter la coopération.

Miembro las fuerzas especiales de la Dirección General de Vigilancia Territorial (DGST) de Marruecos en helicóptero militar - PHOTO/@DGSN_MAROC
Un membre des forces spéciales de la Direction générale de la surveillance territoriale (DGST) du Maroc à bord d’un hélicoptère militaire – PHOTO/@DGSN_MAROC

« Les demandes sont traitées, mais très lentement », a-t-elle déclaré, soulignant que la mise en place d’un cadre juridique plus solide reste une priorité pour les autorités norvégiennes.

Le ministère norvégien de la Justice a toutefois affirmé qu’une coopération efficace avec le Maroc existait déjà dans la lutte contre la grande criminalité transfrontalière, et a souligné que les accords internationaux en vigueur fournissaient une base juridique pour la collaboration judiciaire. Les responsables ont ajouté que les autorités marocaines ont répondu aux demandes norvégiennes, y compris dans des affaires récentes, et qu’il n’existe aucun obstacle juridique formel à la coopération.

Malgré cela, Oslo cherche à approfondir la coordination par le biais de mécanismes améliorés et d’un dialogue continu avec ses homologues marocains, dans le but d’améliorer la rapidité et l’efficacité des procédures judiciaires.

Cette volonté de resserrer les liens intervient à un moment où les autorités norvégiennes mettent en garde contre l’évolution des réseaux criminels, qui opèrent de plus en plus au-delà des frontières. Un rapport policier récent indique que ces groupes, en particulier ceux impliqués dans le trafic de drogue, ont intensifié le recrutement de mineurs.

Le rapport a souligné la capacité d’adaptation de ces réseaux, indiquant que leurs dirigeants résident souvent à l’étranger et possèdent fréquemment la double nationalité, ce qui complique les efforts visant à les extrader vers la Norvège.

La coopération entre la Norvège et le Maroc s’est renforcée ces dernières années. En novembre, le chef de la sécurité marocaine, Abdellatif Hammouchi, a rencontré le commissaire de police norvégien, Hakon Skulstad, lors d’une réunion d’Interpol, au cours de laquelle les deux parties ont signé un protocole d’accord visant à améliorer la coordination opérationnelle, l’échange de renseignements et les efforts conjoints contre le crime organisé.

Selon les autorités norvégiennes, le renforcement des partenariats avec les pays où les suspects pourraient résider est de plus en plus crucial pour lutter contre la criminalité transnationale, car les groupes criminels exploitent les lacunes juridictionnelles et la mobilité mondiale pour échapper aux forces de l’ordre.

Abdellatif Hammouchi, director general de Seguridad Nacional y de Vigilancia del Territorio de Marruecos (DGST-DGSN) durante la 13ª Reunión Internacional de Altos Responsables de Seguridad, celebrada en Moscú los días 27 al 29 de mayo de 2025 - PHOTO/REDES SOCIALES
Abdellatif Hammouchi, directeur général de la Sécurité nationale et de la Surveillance du territoire du Maroc (DGST-DGSN) – PHOTO/RÉSEAUX SOCIAUX

Le Maroc, un partenaire fiable dans la lutte contre la criminalité et le maintien de la sécurité

Le Maroc est un partenaire fiable dans la lutte contre la criminalité transnationale et le maintien de la sécurité, tant dans la région MENA que dans le reste du monde.

Le travail des forces de sécurité marocaines est important et celles-ci ont participé à d’innombrables opérations contre des groupes terroristes et des réseaux criminels transnationaux, en coopération avec des pays clés de la scène internationale.

La preuve de l’importante coopération internationale du Maroc réside dans les contacts directs et permanents qu’entretient Abdellatif Hammouchi, directeur général de la Direction générale de la sécurité nationale du Maroc (DGSN), avec des personnalités de premier plan dans les domaines de la sécurité et de la défense issues des plus grandes puissances internationales. Ainsi, Abdellatif Hammouchi a coordonné des questions de sécurité avec des hauts responsables tels que William Burns, directeur de la CIA (CIA), Abdullah bin Mohammed al-Khulaifi, chef des services de sécurité du Qatar, Frédéric Veaux, directeur général de la Police nationale française, Eugenio Pereiro Blanco, commissaire général à l’information en Espagne, ou Abdulaziz bin Mohammed Al-Hofairini, responsable suprême de la sécurité en Arabie saoudite.