Selon les archéologues présents à Tell el-Fara’in, cette découverte témoigne de l’ingéniosité des Égyptiens vivant au VIIe siècle avant Jésus Christ. L’édifice, de plus d’une vingtaine de mètres de longueur et de largeur, regorge encore de secrets, notamment sur son rôle. Un temple, selon les premières hypothèses. D’où quelques trésors ont pu en être extraits : des amulettes sculptées et un scarabée en stéatite portant le nom du pharaon Thoutmôsis III.
Zone en trois dimensions
Il s’agit d’une découverte majeure, qui n’aurait pas été possible sans l’usage de la tomographie de résistivité électrique, autrement dit, l’utilisation d’un scanner permettant de cartographier une zone en trois dimensions. Selon une étude publiée par la revue Acta Geophysica, cette méthode permet « d’obtenir une vision très précise pour détecter des établissements enfouis dans une région complexe. »
Sur le site de Tell el-Fara’in, les chercheurs ont pu reconstituer une image en 3D du sol sur 6 mètres de profondeur. Cette nouvelle technologie pourra, selon les auteurs de l’étude être étendue aux alentours de Tell el-Fara’in. Un autre édifice serait encore enterré dans la zone sous une couche épaisse d’argile.
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