Il n’est pas le seul à être préoccupé par ces questions, confirme M. Rossier : « Parmi les facteurs qui influencent la décision de ne pas avoir d’enfants, il y a une anxiété croissante liée à la crise climatique. Un autre élément est ce qu’on appelle la troisième vague du féminisme, que le mouvement #MeToo a également poussé en avant, et qui a remis en question les rôles de genre au sein des couples et des familles. » Selon la professeure, de nombreuses jeunes femmes n’acceptent plus la double charge du travail et de la famille dans une société où l’égalité des sexes n’est toujours pas atteinte.
Dans ce contexte, Oliver se dit heureux d’avoir assumé la charge de la contraception pour soulager sa compagne. « Elle apprécie beaucoup de ne pas avoir à prendre la pilule et de ne pas risquer une grossesse non désirée », explique-t-il. Il ne s’agit pas seulement d’une charge physique et mentale, note M. Rossier, mais aussi d’une charge financière. « Les études montrent que les coûts de la contraception sont presque exclusivement supportés par les femmes, ce qui ne fait qu’accentuer la répartition inéquitable des responsabilités. »