Mai 2022 : avant l’ultime journée de Ligue 1, le Stade Rennais peut encore terminer 2e comme 6e (il finira finalement 4e grâce au but de Serhou Guirassy dans les arrêts de jeu à Lille). Juin 2023 : il arrache à nouveau la 4e place, un peu par miracle, devant Lille et Monaco qui se trouent tous les deux juste avant la ligne d’arrivée.

Les deux dernières qualifications européennes du SRFC restent des souvenirs particulièrement intenses. Et il faudra peut-être passer par les mêmes émotions pour retrouver l’Europe, tant l’embouteillage s’accentue derrière le PSG et Lens. Jusqu’à Strasbourg, 8e, qui refuse de perdre le moindre match depuis près de deux mois (trois victoires et quatre matches nuls toutes compétitions confondues) et dont l’effectif est de taille à rivaliser avec tous ses concurrents.

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« Pas de match décisif quand il reste six journées »

En attendant de savoir si Lens remportera la Coupe de France et permettra au 7e de Ligue 1 de se qualifier pour les barrages de Ligue Europa Conférence, Rennes est toujours contraint de viser cette 6e place pour laquelle le verdict pourrait être très tardif. Plus qu’une bonne opération, c’est peut-être plus le soulagement de ne pas se laisser décrocher qui a primé côté rennais au stade Francis-Le Blé samedi soir.

« Il n’y a pas de match décisif quand il reste six journées derrière, martèle Franck Haise. Mais c’était quand même un match charnière, du fait que l’on avait gâché des munitions sur les deux dernières rencontres à domicile. » Son équipe ne pourra d’ailleurs plus se permettre de tels écarts dans ce calendrier de fin de saison particulièrement binaire : trois matches au Roazhon Park où les Rouge et Noir seront clairement favoris (Angers, Nantes et le Paris FC), trois autres à l’extérieur où ce sera au mieux du 50/50 sur le papier (Strasbourg, Lyon et Marseille).

Aussi belle soit-elle, la victoire dans le derby ne suffira pas dans cette course où chaque détail va compter : « Bien sûr que s’il ne se passe pas grand-chose sur les trois prochains matches, ça ne servira à rien, prévient Franck Haise. Mais quand les joueurs sont capables de montrer ça tout au long d’un match, c’est qu’ils doivent être persuadés de leurs forces. »