L’administration Trump propose de supprimer les 20 millions de dollars de subventions militaires dont bénéficiait le Maroc en 2026. Seuls subsisteraient 4 millions de dollars au titre de la formation armée et de l’appui judiciaire. Le Congrès, qui a déjà rétabli ces crédits par le passé, aura cependant le dernier mot
Le document budgétaire transmis le 3 avril par le Département d’État au Congrès des États-Unis dessine, pour l’exercice fiscal 2027, un recentrage marqué de l’assistance sécuritaire américaine sur un cercle restreint d’alliés. Pour le Maroc, allié majeur non-OTAN de Washington et hôte du plus grand exercice militaire du continent africain, African Lion, la proposition se traduit par la suppression pure et simple d’aide au financement militaire étranger dont le royaume bénéficiait encore en 2026.
Vingt millions de dollars en moins
La loi de finances 2026 (P.L. 119-75), signée par le président Trump le 3 février, avait inscrit dans son rapport explicatif une enveloppe de 20 millions de dollars (M $) en financement militaire étranger (FMF) au profit du Maroc, à laquelle s’ajoutaient les lignes habituelles de formation et de coopération sécuritaire. Le projet de budget 2027 supprime intégralement cette ligne FMF. Le Maroc n’apparaît tout simplement plus dans le tableau du programme, qui ne retient que quatre bénéficiaires de subventions : Israël (3,3 milliards de dollars -MM $), l’Égypte (1,3 MM $), la Jordanie (400 M $) et Taïwan (100 M $). À eux quatre, ces pays absorbent la quasi-totalité de l’enveloppe globale de 5,25 MM $.

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