Le dialogue numérique s’attachera à apporter des avantages concrets aux entreprises, aux startups et aux instituts de recherche.

Vision commune : Le dialogue numérique Maroc-UE, qui coïncide avec la célébration du 30ème anniversaire de l’accord d’association Union européenne- Maroc, ouvrirait la voie aux programmes de coopération concrets en cours de discussion entre l’UE et le Maroc. Celles-ci soutiendraient la mise en œuvre de la stratégie «Maroc numérique 2030», de l’arrangement administratif signé en marge du GITEX et de l’écosystème marocain des jeunes pousses.

Le dialogue numérique Maroc-UE officiellement lancé. Fait marquant de la 2ème journée de la 4ème édition du Gitex Africa Morocco, cette initiative reflète une vision commune visant à libérer le potentiel des solutions numériques, de données et d’intelligence artificielle (IA), en soutenant une économie et une société numériques au service des personnes. Il permettra la coopération dans des domaines tels que l’IA, le soutien aux startups numériques, les infrastructures numériques sécurisées et fiables, ainsi que l’interopérabilité des solutions d’infrastructures numériques publiques telles que les portefeuilles numériques. «Le lancement du dialogue numérique marque un moment important dans la coopération de longue date entre l’UE et le Maroc.

Le dialogue numérique s’attachera à apporter des avantages concrets aux entreprises, aux startups, aux instituts de recherche et aux autres parties prenantes des deux parties. Il renforcera notamment la coopération entre les fabriques d’IA de l’UE et l’écosystème marocain d’innovation dans le domaine de l’IA», explique Hanna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie à l’Union européenne. Du côté du Maroc, ce dialogue numérique s’inscrit dans la continuité d’une relation de confiance entre le Royaume et l’Union européenne. Une nouvelle initiative qui approfondira davantage la coopération entre les deux parties en privilégiant le partage d’expertise, le développement d’écosystèmes et la promotion d’une stratégie numérique au service du développement économique et social.

Dans les détails, le dialogue numérique UE-Maroc sera axé, entre autres, sur la facilitation du déploiement de réseaux et d’infrastructures numériques sûrs et fiables afin de soutenir la coopération dans des domaines tels que l’IA et les infrastructures publiques numériques. A cela s’ajoute l’échange de bonnes pratiques ainsi que le soutien du déploiement d’infrastructures de calcul fondées sur l’IA et des écosystèmes qui l’entourent. Les deux parties s’engagent également à mettre en place une coopération avancée entre les instituts de recherche marocains sur l’IA et les fabriques d’IA de l’Union européenne, notamment en facilitant la coopération en matière de projets de recherche et d’innovation, de partage des ressources et des connaissances.

Parmi les axes définis, on cite également l’échange et le renforcement de la collaboration dans le domaine de la gouvernance en ligne et des infrastructures publiques numériques, y compris œuvrer à l’interopérabilité entre les solutions et cadres de l’Union européenne et du Maroc. Il est également question d’aider les jeunes pousses à proposer des solutions pertinentes qui répondent aux besoins des entreprises et de la société. Parallèlement au lancement du dialogue numérique, le Maroc et l’Union européenne ont signé un arrangement administratif sur les écosystèmes d’IA pour l’innovation. La première mise en œuvre opérationnelle de cet accord prend forme. En effet, quatre centres européens de supercalcul (BSC, CINECA, GENCI et LUMI) ont signé une lettre d’intention avec l’Université Polytechnique Mohammed VI, qui héberge le supercalculateur le plus puissant du continent africain. Cette coopération s’appuiera sur le débarquement réussi du système de câbles sous-marins Medusa à Nador, au Maroc, et sur le soutien en cours à la stratégie «Digital Morocco 2030» pour le déploiement de services publics numériques.