D’après le rapport humanitaire, 34 chasseurs locaux collaborant avec les renseignements nigérians dans la traque de criminels, ainsi que 14 miliciens locaux d’auto-défense et deux civils ont été tués.
« Un nombre important de bandits à moto, trois par véhicule, équipés d’armes sophistiquées », ont mené l’attaque, détaille un rapport militaire consulté par l’AFP mercredi.
Shiroro, une région principalement agricole qui abrite la troisième plus grande centrale hydroélectrique du Nigeria, est devenue ces dernières années un bastion pour bandits et djihadistes qui, malgré les opérations militaires, nouent de plus en plus d’alliances, mènent des raids et provoquent le déplacement des communautés locales.
A Shiroro, ces groupes criminels attaquent aussi des villages où se trouvent des gisements d’or, de tantale, de cuivre ou encore de lithium, forçant les habitants à fuir pour ensuite s’emparer des gisements.
Face à la recrudescence des attaques ces derniers mois, le président nigérian Bola Tinubu a ordonné le renforcement des effectifs militaires et policiers mais les violences persistent.