Nasser Bourita et son homologue kényan Musalia Mudavadi ont coprésidé, jeudi à Nairobi, la première session ministérielle de la Commission mixte de coopération entre le Maroc et le Kenya, marquant une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales.
Cette rencontre fait suite à une réunion préparatoire des hauts fonctionnaires tenue à Rabat en octobre 2025. Elle s’est conclue par la signature de onze accords couvrant plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, la justice, la santé, la pêche et l’aquaculture, ainsi que la culture, l’enseignement supérieur et le sport.
Les deux pays ont également acté des engagements en faveur de l’égalité des genres, de l’autonomisation des femmes et de la protection de la faune sauvage. Parmi les mesures adoptées figurent aussi l’exemption de visa pour certaines catégories de passeports officiels, ainsi qu’un accord-cadre portant sur l’octroi de bourses, de stages et le partage d’expertise.
Ces nouveaux accords viennent compléter cinq protocoles d’entente signés en mai 2025, portant notamment sur la formation diplomatique, l’habitat, la coopération commerciale, la jeunesse et le renforcement des capacités administratives.
À l’issue de cette session, les deux parties ont adopté un cadre stratégique destiné à orienter leur coopération dans les secteurs prioritaires, accompagné d’un mécanisme de suivi visant à garantir la mise en œuvre effective des engagements.
Sur le plan économique, Rabat et Nairobi ont souligné la nécessité de rééquilibrer les échanges commerciaux, d’améliorer l’accès aux marchés pour les produits à forte valeur ajoutée et de stimuler les investissements croisés, notamment dans les énergies renouvelables, l’agro-industrie, l’industrie pharmaceutique, l’automobile et les infrastructures.
Les discussions ont également porté sur l’accélération des négociations d’accords dans plusieurs domaines clés, dont les ports, l’énergie, les services aériens, les mines, le tourisme et la fiscalité.
Enfin, les deux responsables ont mis l’accent sur l’importance de renforcer la connectivité entre les deux pays, en donnant la priorité à la reprise des vols directs afin de dynamiser les échanges économiques, touristiques et humains.