Dans la région de Kibale, des scientifiques ont vu basculer dans une rare violence un groupe de chimpanzés qu’ils suivent depuis plus de trente ans.
Le débat fait rage depuis des siècles : l’appétence de l’humanité pour la guerre et le conflit est-elle un trait caractéristique de notre espèce, ou le fruit d’une évolution culturelle et sociale ? Analyser le comportement de nos plus proches cousins, les chimpanzés, est une façon de répondre à cette question. Et une nouvelle étude tend à montrer que la violence et la guerre ne sont pas l’apanage de l’homme moderne. Elles n’auraient donc rien d’exclusivement culturel, et pourraient être héritées d’un ancêtre que nous partageons avec les grands singes.
Dans la forêt de Kibale, en Ouganda, des scientifiques suivent depuis trente ans une population de plus de 200 chimpanzés du site de Ngogo, la plus grande communauté jamais étudiée. En 2015, ils assistent aux prémices de ce qui deviendra trois ans plus tard une guerre civile, racontée dans la revue Science . Deux sous-groupes se livrent désormais à des raids meurtriers, et le conflit pourrait finir par anéantir l’un des deux camps
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