L’un des principaux sujets d’actualité des dernières semaines est la guerre en Iran. L’un des impacts les plus marquants pour les automobilistes s’est fait sentir à la pompe, où le prix du litre de carburant a fortement augmenté, dépassant les 2,00 $ le litre à certains endroits. Sans compter l’essence super et le diesel, qui affichent des prix encore plus élevés.
Outre cet aspect, certains constructeurs sont également affectés par le blocage du détroit d’Ormuz, dont Hyundai, qui a décidé de réacheminer ses navires vers une autre route.
Plan B pour Hyundai
Dans un article de Bloomberg relayé par Automotive News, nous apprenons que Hyundai Motor a pris la décision de réacheminer ses navires vers l’Afrique. Cette décision fait suite aux tensions liées à la guerre en Iran et à la nécessité d’éviter le détroit d’Ormuz où, malgré une réouverture partielle annoncée en début de semaine, un certain risque d’attaque demeure.
Le PDG de Hyundai, Jose Munoz, a d’ailleurs confirmé que les navires sont désormais détournés vers le cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud, ce qui entraîne des délais supplémentaires. Bien que Hyundai ait travaillé depuis la pandémie à réduire sa dépendance à un seul lieu d’approvisionnement, des ajustements demeurent nécessaires. Le blocage du détroit d’Ormuz en est un bon exemple, puisqu’il engendre des retards dans l’acheminement de composants en provenance de la Corée du Sud vers le Moyen-Orient et l’Europe. Malgré cela, le constructeur affirme disposer d’un inventaire suffisant sur ces marchés à court terme.
D’autres constructeurs touchés
Outre Hyundai, plusieurs autres constructeurs automobiles sont également affectés par la situation en Iran. Par exemple, chez Ferrari, le Moyen-Orient représente un marché important, mais les livraisons y ont été suspendues. Les véhicules sont ainsi conservés à l’usine plutôt que d’être expédiés.
Chez Bentley, son PDG, Frank-Steffen Walliser, a également confirmé l’arrêt des expéditions au cours de la deuxième moitié de mars.
Selon certaines informations, les clients fortunés du Moyen-Orient qui souhaitent prendre possession de leur véhicule plus rapidement pourraient se tourner vers le transport aérien. Il serait effectivement possible d’expédier les voitures par avion plutôt que par bateau. Toutefois, selon le préparateur allemand Mansory, les coûts seraient de trois à quatre fois plus élevés.
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